Regrets Éternels


Je voulais vous parler de rétrospective, mais j’ai décidé d’aborder un sujet plus sérieux, qui est le sens de la vie.
La rétrospective, c’est pour mon prochain article, promis !

En France, nous ne sommes que très rarement confrontés à la mort. On la voit tous les jours à la télévision, mais jamais autour de nous, et il ne faut surtout pas en parler: c’est trop dérangeant. Les mourants finissent leur vie loin de nos yeux, ce qui nous donne un faux sentiment d’immortalité: nous pouvons mourir à tout instant.
Mais c’est pourtant la mort qui est notre moteur le plus précieux pour réaliser des choses sur Terre !
Quand on passe le cap des 40 ans, on se rend compte qu’on est plus proches de la fin que du début, alors comment retrouver du sens à sa vie ?

Question existentielle

Lors de ma présentation sur l’organisation du temps, pour illustrer le fait qu’il faut être goal-driven (avoir des objectifs personnels) et non pas task-driven (avoir des choses à faire), je raconte l’histoire suivante:

Vous ne vous sentez pas très bien, et vous allez voir votre docteur. Après toute une série d’examens, il vous déclare que vous allez mourir dans les 6 prochains mois.
Que faites-vous maintenant ? Quelles sont vos vraies préoccupations, vos vraies priorités ?

Ne me dites pas que votre priorité est de résoudre un problème avec un client !

Allons plus loin

J’ai trouvé un article intéressant en anglais, que je trouve complémentaire au film « Les Intouchables »:
http://www.inspirationandchai.com/Regrets-of-the-Dying.html
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec certaines des suggestions (je pense qu’il faut se concentrer sur le présent et pas sur le passé), mais j’applique depuis quelque temps déjà la majorité des conseils.
Je tenais à vous faire partager son contenu en français.

Voici ma traduction, sans commentaire, et que je pense fidèle:

Regrets des mourants

Bronnie Ware a travaillé pendant plusieurs années dans les soins palliatifs. Ses patients rentraient chez eux pour mourir. Elle les assistait pendant les 3 à 12 dernières semaines de leur vie. Quelques moments de grâce ont été partagés.

Les gens progressent rapidement quand ils font face à leur propre mortalité. J’ai appris à ne jamais sous-estimer la capacité de chacun à grandir. Certains changements ont été phénoménaux.
Chacun est passé par une variété d’états: déni, peur, colère, remords, plus de déni et en fin de compte acceptation.
Chacun des patients a trouvé la paix avant de partir, chacun sans exception.

Quand on leur demande quels regrets ils avaient ou qu’est-ce qu’ils auraient fait différemment, des thèmes communs apparaissaient encore et encore.
Voici les 5 plus communs:

1) J’aurais voulu avoir le courage de vivre comme je le voulais, et pas comme les autres l’attendaient de moi

C’est le regret le plus commun de tous. Quand les gens se rendent compte que leur vie est presque finie et qu’ils la regardent avec du recul, il est facile de voir combien de rêves n’ont pas été réalisés. La plupart des gens n’ont pas réalisé la moitié de leurs rêves et devaient mourir en sachant que c’était dû aux choix qu’ils avaient pris, ou qu’ils n’avaient pas pris.

Il est très important d’essayer et de réaliser au moins quelques-uns de vos rêves tout au long de votre vie. Quand vous perdez votre santé, c’est déjà trop tard. La santé apporte une liberté que très peu de gens réalisent, jusqu’à ce qu’ils ne l’aient plus.

2) Je regrette d’avoir autant travaillé

Tous les patients masculins que j’ai accompagnés avaient ce regret. Ils avaient raté la jeunesse de leurs enfants et la compagnie de leur partenaire. Certaines femmes aussi avaient ce regret. Mais comme elles étaient d’une génération plus vieille, la plupart des femmes n’avait jamais travaillé. Tous les hommes que j’ai soignés ont profondément regretté d’avoir passé la plus grande partie de leur vie dans leur travail.

En simplifiant votre style de vie et en faisant des choix conscients au fur et à mesure, il est possible de ne pas avoir besoin du niveau de revenus que vous croyez. Et en créant plus d’espace dans votre vie, vous devenez plus heureux et plus ouvert aux nouvelles opportunités, celles qui conviennent mieux à votre nouveau style de vie.

3) J’aurais voulu avoir le courage d’exprimer mes sentiments

Beaucoup de gens ont réprimé leurs sentiments afin d’avoir la paix avec les autres. Par conséquent, ils se sont contentés d’une existence médiocre et ne sont jamais devenus ce qu’ils étaient vraiment capables d’être. Beaucoup ont développé des maladies à cause de l’amertume et du ressentiment qu’ils éprouvaient.

Nous ne pouvons pas contrôler les réactions des autres. Cependant, bien que les gens puissent initialement réagir quand vous changez votre façon d’être en parlant honnêtement, à la fin, la relation s’élève à un niveau tout autre et bien plus sain. Ou alors cela vous libère de vos relations malsaines dans votre vie. Dans tous les cas, vous y gagnez.

4) J’aurais voulu rester en contact avec mes amis

Souvent, ils ne se rendaient pas compte des vrais avantages d’avoir de vieux amis jusqu’au dernier moment, et il n’était pas toujours possible de les retrouver. Beaucoup ont été tellement pris par leur propre vie qu’ils ont laissé filer leurs amitiés au fil des années. Il y avait beaucoup de profonds regrets de ne pas avoir donné aux amitiés le temps et l’effort qu’elles méritaient. Les amis manquent quand on va mourir.

Il est habituel pour quelqu’un de laisser filer les amitiés à cause d’un style de vie débordé. Mais quand vous faites face à votre mort prochaine, les détails physiques de la vie tombent d’eux-mêmes. Les gens veulent mettre leurs affaires financières en ordre si possible. Mais ce n’est pas l’argent ou le statut qui revêt une réelle importance pour eux. Ils veulent tout mettre en ordre à l’intention de ceux qu’ils aiment. Malheureusement, ils sont souvent trop malades ou fatigués pour pouvoir s’occuper de cette tâche.
À la fin, ce qui est important c’est l’amour et l’amitié. C’est tout ce qui reste dans les dernières semaines: l’amour et l’amitié.

5) J’aurais dû me laisser aller à être heureux

C’est un regret étonnamment commun. Beaucoup ne se sont pas rendu compte jusqu’à la fin que le bonheur est un choix. Ils sont restés coincés dans de vieux schémas et de vieilles habitudes. Le « confort » a envahi leurs émotions ainsi que leur vie physique. La peur du changement leur faisait prétendre à eux et aux autres qu’ils étaient contents. Mais au plus profond d’eux-mêmes, ils espéraient encore rire et faire des bêtises dans leur vie.

Quand vous êtes sur votre lit de mort, ce que les autres pensent de vous est votre dernière préoccupation. Comme c’est merveilleux d’être capable de se laisser aller et de rire à nouveau, longtemps avant de mourir !

La vie est un choix. C’est VOTRE vie.
Choisissez consciemment, choisissez sagement, choisissez sincèrement. Choisissez le bonheur.

Jean-Charles Meyrignac

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Une réflexion sur “Regrets Éternels

  1. Pingback: Le Sens de la Vie | Psychologie Agile

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