« Psychologie Agile », la vidéo


Après moult péripéties, voici la vidéo de ma présentation.
Je tiens à remercier Mithun Mridha pour l’enregistrement de la vidéo.

J’ai fait au moins 2 erreurs grossières:

  1. l’effet Ringelmann à 2 personnes donne un total de 1.86, soit 7% de réduction sur l’effort. A 8 personnes, on obtient l’équivalent de l’effort de 4 individus.
  2. le Bottom of Pyramid, c’est 1 à 2 dollars par jour, pas par mois. L’approche BoP, c’est de l’Extreme Lean.

D’après ce que j’ai ressenti, beaucoup de gens n’ont pas compris où je voulais en venir, peut-être parce que mon approche n’est pas méthodologique, et ne cherche surtout pas à proposer de solution, elle est simplement humaine.

En fait, après l’avoir revu plusieurs fois, je me rends compte que j’ai abordé beaucoup de thèmes qui auraient mérité plus de détails:

  • l’égo: la fierté, la compétence, sa propre valeur
  • je deviens ce que je fais
  • l’identification
  • les petites victoires
  • la psychologie de Scrum
  • Köhler et Ringelmann
  • la psychologie des patrons
  • la psychologie du pair-programming
  • système vertueux, système punitif
  • motivation d’être

Voici la vidéo dont parle Mithun Mridha à la fin de la présentation:

Je reste persuadé que Dan Pink n’aborde que la motivation des exécutants en équipe.

« Psychologie Agile », la présentation


Voici le powerpoint de la « Psychologie Agile », que j’ai eu le plaisir de présenter à l’AgileTour de Paris:

Psychologie Agile – Agile Tour 2012 Final

Avant d’aller plus loin, il faut que vous sachiez que c’était la première fois que je faisais cette présentation, et que son contenu est totalement original: tout provient de l’observation des gens autour de moi.
L’approche était volontairement provocatrice, mais apparemment, personne n’a été choqué, ce qui fait que j’ai peut-être trop désamorcé mes bombes.

J’ai essayé de présenter un modèle ultra-simple afin que vous compreniez ce qui motive les individus en entreprise.
Pour cela, j’ai omis les personnalités dysfonctionnelles (notamment les personnes se mettant en échec), quoique mon modèle fonctionne avec les comportements narcissiques.

Mon approche est résolument individuelle, pas en regardant les interactions ou l’ensemble.
Comme cette approche est plus chaotique (à cause de la nature humaine), elle ne permet pas de prédire l’efficacité d’une organisation, mais selon moi, c’est la meilleure approche humaine possible.

Comme l’a perçu au moins un participant, mon modèle permet d’expliquer le dysfonctionnement dans les entreprises. J’en reparlerai par la suite (j’ai déjà un brouillon d’article qui attend d’être publié sur le sujet).

Suite à ma présentation, j’ai eu 15 retours au total.
Voici les notes: huit notes 5, cinq notes 4 et deux notes 3.

J’aime bien le commentaire: « On a ri », ce qui prouve que vous vous êtes reconnus dans mes propos.
Pour la première fois, j’ai eu plusieurs « Merci », ça flatte vraiment mon égo, donc mon égo vous remercie !

Deux personnes ont eu le courage de dire qu’elles ne se reconnaissaient dans ma présentation.
Très franchement: je vous envie. Contactez-moi, je veux travailler avec vous !!!!

Ma présentation a été perçue comme déprimante par une participante.
Personnellement, je n’ai rien présenté de déprimant: c’est juste la réalité.
Ca peut sembler triste mais je trouve ça très drôle: certains individus deviennent des caricatures dans la réalité, et ils ne s’en rendent même pas compte.

Quelqu’un a fait remarquer qu’apprendre était aussi un moteur.
Après réflexion, je viens de réaliser que c’était déjà dans ma présentation sur « je veux, je peux, je sais ».
Je l’ai ignoré par la suite, mais cela est implicite, je vais l’inclure dans mes prochaines présentations.

Voici les points que vous auriez aimer voir abordés:

Difficile d’aller plus loin dans le temps imparti => références biblio peut-être ?

L’approche que j’ai présentée est totalement originale, je ne l’ai trouvée dans aucun livre !
Mon approche est d’inspiration bouddhiste (pour l’approche sur l’égo) mais adaptée à notre culture, avec un regard sans complaisance sur moi-même.
La seule référence disponible est mon blog.

Vous avez été un peu trop vite !
Pour votre seconde intervention et les suivantes, ralentissez le débit pour que chaque personne ait le temps de s’imprégner, de digérer peut-être aussi, votre discours qui est très intéressant.

Merci du conseil !

En effet, j’avais peur de ne pas finir à temps, parce que je n’avais jamais répété cette présentation.
Pour mes précédentes présentations, j’avais toujours eu l’occasion de les répéter, et donc appris le timing de chaque partie.
La première fois, j’ai toujours peur de ne pas finir, alors je fonce.

Il m’est impossible de présenter 1 an de réflexion en 45 minutes de manière « digeste ».
Relisez mes articles sur la motivation sur ce blog si vous avez besoin de compréhension, et surtout regardez au fond de vous-même: quelles sont vos motivations intrinsèques ?

Comment remotiver les équipes ?

Il faut comprendre qu’on ne peut pas « motiver » ou « remotiver » une équipe. Toute motivation extérieure (=extrinsèque) ne fonctionne pas à long terme et a toujours des coûts cachés (par exemple je bâcle pour toucher ma prime).
La meilleure façon de motiver une équipe est d’aider chaque individu à découvrir sa motivation intrinsèque, mais cela implique qu’il faut être accompagné et connaître quelqu’un qui est capable de vous aider, c’est à dire quelqu’un qui a fait la démarche intérieure de découvrir sa propre motivation.
Relisez ma présentation pour voir les motivateurs de chaque niveau.

Comment garder un contact individuel avec les clients et fournisseurs tout au long du projet ?

Je n’ai pas de méthode à proposer.
Consultez un coach pour des techniques pratiques.
J’écrirai probablement un jour un article sur les techniques pour aller au contact des gens, ce n’est pas si évident parce qu’il faut beaucoup de travail sur soi pour devenir naturel.

Même si le salaire définit la valeur d’une personne dans l’entreprise, ce qui manque dans la présentation serait la notion de pouvoir comme facteur de motivation où l’influence de la personne dans les décisions de l’entreprise « montre » sa « valeur »

Tout à fait !
En effet, j’avais pensé à mettre le pouvoir comme valeur (j’avoue que je ne m’attendais pas à présenter cette partie, je n’avais donc pas retravaillé la fin).

Malheureusement, le pouvoir n’est pas mesurable facilement, à part quand on est dans le top 10 de la hiérarchie.
La mesure la plus simple du pouvoir est extérieure: l’argent.

J’aurais aimé voir un peu plus en détail les motivations et leurs changements au sein d’un projet agile.
Dit autrement, les motivations varient en fonction de la responsabilité donnée aux personnes, est-ce qu’un projet mené avec un processus agile, qui donne à priori plus de responsabilités aux personnes, change de façon observable leurs motivations ?

Comme je l’ai expliqué, « je deviens ce que je fais ».
Donc si j’ai de plus en plus de responsabilités, je deviens de plus en plus responsable de mon travail, et je m’engage.
Si j’ai moins de responsabilités, je deviens de moins en moins responsable de mon travail, et je me désengage.
Les mécanismes intérieurs sont super simples, il suffit simplement de comprendre la correspondance intériorité <> extériorité.

Un ou 2 exemples concrets (humains) sur lesquels cela a été utile

Le modèle permet juste de comprendre les comportements, c’est à dire de les accepter.
Après, c’est à vous de décider comment vous voulez agir, mon but n’est pas de proposer une méthode.
En fait, une fois que vous avez compris pourquoi et comment les individus agissent autour de vous, tout devient très simple.

Si l’on n’embauche que les bons, que faire des autres ?

Comment pouvez-vous discerner un bon d’un mauvais ? Avez-vous un critère pour cela ?
Par exemple, dans mon entreprise actuelle, on m’a reproché la qualité de mon code, mais on ne m’a jamais remercié pour mes qualités humaines (on m’a même reproché ma franchise !).
Personnellement, j’ai croisé pas mal de programmeurs excellents (j’en étais un), mais une grosse majorité de ceux-ci a une personnalité à chier.
D’autres programmeurs sont moins « performants », mais c’est un plaisir de travailler avec eux !
Qui est le meilleur ? Je n’en ai aucune idée.

Quid du collectif qui peut mener au succès ou à l’échec même avec une équipe de « billes » ?

Rien ne permet de définir simplement ce qui est un succès ou un échec. Même le fait de livrer le logiciel n’implique pas une réussite.
Par exemple, certains succès mondiaux dans le jeu vidéo font qu’on se retrouve avec des séquelles à tire-larigot: Tomb Raider 47, etc…
Est-ce que vous croyez que c’est amusant de faire la version 47 d’un jeu où vous n’avez que des contraintes, parce qu’il faut garder tout ce qui a fonctionné dans les succès précédents ?
Pour des exemples plus proches de vous, regardez Windows, DirectX et Intel, où beaucoup d’efforts sont investis sur la compatibilité ascendante.

Au contraire, certains échecs, bien intégrés, peuvent mener à de grands succès.
Regardez la façon dont Apple a appris des échecs des concurrents de l’IPad.

Le groupe, l’équipe, semble n’être le moteur d’aucune catégorie citée… C’est une motivation importante pour moi

C’est parce que vous vous identifiez à votre équipe, ce qui n’est ni bien ni mal.
Cela peut être bénéfique quand vous êtes dans un cercle vertueux (tout le monde monte en puissance, il y a un sentiment de partage et d’honnêteté), mais terrible dans d’autres circonstances (quand vous changez d’équipe, vous subissez un deuil qui peut parfois faire perdre toute motivation).

Méfiez-vous des motivations extérieures: elles ne tiennent jamais longtemps.
Votre moteur principal reste vous-même: cherchez votre motivation intérieure !

Doutes sur la motivation

Vous avez raison de douter !
Regardez très honnêtement au fond de vous-même et vérifiez si j’ai tort.

Générations X, Y

Je crois que vous vouliez parler de manager X et Y, j’en ai déjà parlé sur ce blog.
Si vous vouliez vraiment parler des générations X et Y, mon modèle s’applique à tout le monde.
D’autres catégories seraient plus intéressantes à aborder, comme les cultures monochronique et polychronique, mais pas en 45 minutes.

Plus de réflexions sur la qualité du logiciel

Je n’en vois pas l’intérêt humain, y en a-t-il seulement un ?
Mais comme je l’ai dit, le mécanisme « je deviens ce que je fais » intervient.
C’est un cercle vertueux dont le mécanisme diffère d’un individu à l’autre.

Dev perso ?

Excellente remarque !
En fait, je peux déjà vous annoncer le titre de ma présentation de l’année prochaine: « Agilité et Développement Personnel ».

L’Effort


Aujourd’hui, j’aurais dû écrire un article sur l’agilité, mais très franchement, je viens de passer mon week-end à peaufiner ma présentation de « Psychologie Agile » pour l’Agile Tour 2012 de Paris, et je n’ai plus envie de parler d’agilité pour quelques jours.

Je voulais me vanter en parlant de mon expérience de programmeur, et fort à propos, un article sur Slashdot vient juste de paraître:
http://developers.slashdot.org/story/12/11/18/142222/its-hard-for-techies-over-40-to-stay-relevant-says-sap-lab-director

Nostalgie

Mon premier travail salarié a débuté chez Titus le 16 juin 1986, en tant que programmeur de jeux vidéos.

Je pourrais verser une larme émue en idéalisant ces années, en disant « ah, c’était mieux avant ! », mais très franchement, c’était l’enfer à cette époque: je bossais 12 heures par jour, 6 jours par semaine, et je ne prenais pas de vacances. L’esclave parfait quoi !

J’ai vraiment morflé à cette époque, et au bout de 3 ans, je me suis demandé: pourquoi tant de souffrances ?

J’ai quitté Titus, et dans chaque boîte de jeux par la suite, c’était le même délire: tout le monde travaillait 10 heures par jour, pour un résultat qui ne valait pas l’effort investi.

Au bout de 10 ans, après avoir suivi une psychanalyse parce que j’allais vraiment très mal, je me suis astreint à travailler seulement 8 heures par jour, et bizarrement je suis devenu beaucoup plus efficace.
Bien évidemment, j’étais déjà devenu un expert, comme l’explique Peter Norvig, mais il y avait aussi autre chose: j’avais commencé à apprendre de mes erreurs !

Guerriers et Sages

A cette époque là, une amie m’a dit que les hommes se divisaient en 3 catégories:

  1. les guerriers
  2. les sages
  3. les loups-garous

Elle m’a dit qu’elle n’avait jamais croisé de loup-garou, que les sages étaient rares, et que je faisais partie des sages. J’étais content d’apprendre cela à l’époque, mais je n’en voyais pas trop l’intérêt et je ne voyais pas en quoi j’étais sage, je me trouvais super con à l’époque.

Très récemment, j’ai lu les textes d’un sage indien, qui disait:

Aussi longtemps qu’il y a effort, il n’y a pas sagesse.

Et brusquement, j’ai compris la différence entre les guerriers et les sages:

les guerriers pensent que l’effort est nécessaire pour réussir, alors que les sages savent que la réussite ne dépend pas de l’effort

Malheureusement, la grande majorité des hommes est composée de guerriers (particulièrement dans les entreprises), et bien qu’ils soient fascinés par les sages (par exemple par Tim Ferriss, qui a fait un carton avec son livre sur la semaine de 4 heures), ils ont la croyance irrationnelle que:

plus je fournis des efforts, plus j’ai des chances de réussir

La réussite est liée à la prise de risques et à la chance. L’échec aussi.

Les guerriers sont tellement focalisés sur la réussite qu’ils ne parlent que de leur réussite, et jamais de leurs échecs, et c’est à cela qu’on les reconnaît.

Apprendre de ses erreurs

Ce n’est pas tant le fait de diminuer l’effort qui dérange, c’est le fait de constater ses propres erreurs qui fait mal.
Je le vois tous les jours: tout le monde a honte de faire des erreurs, à cause de la croyance que si je fais une erreur c’est que je suis nul.
Cette peur pousse certains à utiliser toute leur énergie à cacher leurs erreurs, au lieu d’avancer.
Enfin, personne ne parle jamais de ses propres erreurs, aucune leçon n’est retenue, et les mêmes erreurs sont reproduites encore et encore.

Mais nous apprenons plus de nos échecs que de nos réussites.

En fait, il est probable que nous ne saurons jamais pourquoi nous avons réussi, alors que nous serons capables de comprendre pourquoi nous avons échoué.
Dans le livre « Everything is Obvious », l’auteur demande pourquoi Facebook a réussi, et sa réponse est:

ça a réussi parce que beaucoup de personnes l’utilisent

Le stress

Comme tout doit être toujours parfait, chaque action est source de stress: et si moi, qui suis parfait, je faisais une erreur ?
Quand je commence à penser à l’erreur (qui est inévitable), je me mets à imaginer le pire, et je vais fournir un effort énorme simplement pour réduire le risque d’erreur.
Quel est le juste effort pour réduire le risque sans sombrer dans la paranoïa ?

Conclusion

Personnellement, je suis fier de mes erreurs, parce qu’elles m’ont fait grandir intérieurement, elles ont fait de moi quelqu’un de meilleur.
Toutefois, j’apprends encore à ne pas me juger par rapport à mes erreurs, c’est un long travail sur moi.

Pour une équipe, la rétrospective est le meilleur outil pour apprendre de ses erreurs.

Et vous, êtes-vous plutôt guerrier ou plutôt sage ? Mettez-vous en avant vos réussites ou bien vos échecs ?

Agile Tour 2012 (bis)


Allez, je refais un peu de pub pour l’Agile Tour 2012 sur Paris, qui aura lieu le 20 novembre:

http://at2012.agiletour.org/fr/paris.html

Inscrivez-vous, c’est gratuit !

J’ai fini ma présentation « Psychologie Agile » pour cet évènement, et curieusement, j’espère que vous n’allez rien apprendre si vous y assistez, mais je suis certain que vous allez comprendre beaucoup de choses, parce que je vais essayer de décrire les comportements et motivations de chacun dans une entreprise, ce que je n’ai jamais lu dans aucun livre.

Voici le pitch de ma présentation:

  1. Comprendre les motivations individuelles des différentes personnes impliquées dans une entreprise
  2. …pour mieux travailler avec eux
  3. …et pour être capable de leur expliquer ce que l’agilité peut leur apporter

Je n’ai que 45 minutes de présentation utile, aussi je ne présenterai que l’Exécution et l’Organisation dans la pyramide ci-dessous:

Comme d’habitude, je demanderai un retour par questionnaire sur ma présentation.
N’hésitez pas à venir me voir après la présentation pour me parler du blog !

Le Stress (deuxième partie)


Voici la deuxième et dernière partie sur le stress.

L’auteur de ce blog est-il devenu fou ?

Si vous avez lu la première partie, vous vous êtes probablement demandé où je veux en venir avec mes exercices bizarres.

En fait, mes conseils pourraient être:

  • Relaxez-vous, faites une pause, prenez votre temps
  • Pensez autrement
  • Travaillez autrement
  • Retrouvez votre rythme
  • Oubliez l’objectif

et tout un tas d’autres conseils bien nases…

Mais je ne recommande aucun des conseils ci-dessus !

Pourquoi ?

Simplement parce que tous ces conseils demandent un effort, et quand je suis stressé, appliquer un effort de plus va juste me rendre encore plus stressé.
Par exemple, si je fais une pause, je me sens coupable de ne pas finir ce que j’ai à faire, ou alors si je ne fais pas de pause, je me sens coupable de ne pas me reposer quelques instants !
Dans tous les cas, quand je me force à penser ou à agir, je ne fais qu’ajouter du chaos et de la culpabilité.

C’est pour cela que je recommande de changer de référentiel.
Et le meilleur référentiel possible est mon propre intérieur, mon intérieur est toujours là, où que je sois, quoi que je fasse.

Le fait d’intérioriser va automatiquement me ramener à moi et me rendre spectateur de toute cette agitation, ce qui fait que je gagnerai une liberté intérieure que je croyais perdue.

Vous avez compris maintenant ?
Non ? Ce n’est pas grave: essayez les exercices !

Allez, je continue l’énumération.

Le plexus solaire, le cœur

Le plexus solaire est le creux de la poitrine, et correspond au centre des émotions.
Le cœur est un peu lié au plexus, mais sert plutôt de détecteur des émotions.

Avant que je connaisse ma femme, mon plexus solaire était creux, et j’explique cela par mon incapacité à aimer.
Le fait d’avoir rencontré ma femme m’a permis de le rendre plein, d’apprendre à aimer (sans connotation sexuelle).

Notre capacité à aimer est émoussée par notre focalisation sur le mental, sur le fait de réussir tout un tas d’objectifs qu’on s’était fixés dans le passé (famille, amis, maison, réussite sociale, etc…).
De même, notre capacité à gérer nos émotions est complètement perturbée par ce même mental, parce que nous vivons plus dans notre tête que dans notre corps.

Pour le plexus solaire et le cœur, voici quelques techniques:

  1. je visualise le plexus solaire.
    Quand j’ai une grosse émotion, j’essaye de visualiser ce qui se passe au niveau du plexus solaire.
    Pour vous entraîner, mettez vos mains sur votre plexus, et revivez une situation qui vous a ému, vous devriez le sentir vibrer.
  2. j’exprime mes émotions ouvertement.
    A vouloir réprimer mes émotions, je les ai retournées contre moi-même, me causant tout un tas de problèmes psychosomatiques.
    Quand j’ai envie de pleurer ou quand je suis en colère, je laisse sortir mon émotion, et elle diminue d’intensité puis disparaît au bout de quelques secondes, plutôt que de me miner pendant des heures.
    Etre honnête envers mes émotions a été un long travail sur moi.
  3. j’agis sans rien attendre en retour.
    Tout le monde fait quelque chose dans l’espoir d’avoir quelque chose en retour. C’est le principe du karma, cher aux bouddhistes.
    Pour sortir de ce cercle vicieux, il suffit de faire des choses sans rien attendre, et curieusement, c’est très difficile !
    En effet, si je donne un peu d’argent à un clochard, est-ce que ce n’est pas pour me sentir mieux ?
    Si j’écris sur ce blog, est-ce que ce n’est pas pour donner une bonne image de moi ? Entre nous, je crois que c’est un peu raté 😉
    Attention, il ne faut pas travailler gratuitement !
    L’exercice est très  bon contre le stress parce que je n’attends pas de résultat, et c’est le résultat qui est source de stress.
  4. je me pose la question « Qui Suis-Je ? ».
    La source du « Je » est un point proche du cœur. Quand je me demande « Qui Suis-Je ? », j’essaye de localiser où est ce point par visualisation. L’intérêt de cet exercice est de se recentrer sur soi, mais il va bien plus loin.

Les bras, les mains

J’essaye d’ouvrir mon corps.
Croiser les bras ou les mains bloque ma respiration, plus j’ouvre, mieux je respire, et surtout je peux respirer en profondeur, au niveau du ventre.

La bouche

Un petit exercice que je pratiquais souvent était de coller ma langue au palais quand je travaille.
Cela permet d’arrêter de parler, et surtout cela m’oblige à respirer par le nez (et pas par la bouche).
Les taoïstes utilisent cet exercice avec de la visualisation, j’en reparlerai quand j’aborderai les techniques sexuelles.

Les yeux

Un exercice que je pratique une fois par semaine est de faire tourner mes yeux.
J’essaye de les faire 2-3 tours dans le sens des aiguilles d’une montre puis dans le sens inverse.
L’exercice est très douloureux, parce que je passe ma journée assis derrière mon ordinateur, avec les yeux fixés sur l’écran.
Bouger les yeux fait travailler leur mobilité et aussi fait travailler les 2 hémisphères du cerveau.
Cette technique est à la base de l’EMDR.

Une autre technique quand je suis très fatigué est de fermer les yeux, et d’appuyer sur mes yeux avec mes paumes.
Cela diminue fortement la pression dans le cerveau.
Très utile après une nuit courte !

Les oreilles

Je ne pratique pas d’exercice sur les oreilles, mais la réflexologie auriculaire existe: masser ses oreilles.
Simplement masser mes lobes peut agir sur certains organes du corps (désolé, je n’en sais pas plus).

Le cerveau

Malheureusement, je n’ai pas d’exercice pour le cerveau.
En effet, il n’existe aucune technique « live » pour calmer la pensée.
Une chose est sûre: la pensée ne peut pas être calmée en pensant.
La méditation, la relaxation et la prière permettent de ralentir le flot de pensées, mais ne sont pas possibles lorsque je travaille.
Mes soucis restent toujours là dès que j’arrête ces exercices, donc ce n’est qu’une solution temporaire.
Personnellement, je pratique le « Qui Suis-je ? » pour arrêter le processus de pensée, mais ce n’est pas à la portée du premier venu.

Conclusion

Voilà, j’ai fait le tour des techniques que je connaissais.

Peut-être qu’en lisant mon article, vous aurez imaginé votre propre technique d’intériorisation.
L’exercice doit pouvoir se faire sans effort et surtout sans objectif de réussite.

Pratiquez votre exercice préféré le plus régulièrement possible, afin de vous habituer à l’appliquer quand vous serez stressé.
Cela vous permettra de retrouver votre rythme intérieur, qui est tant négligé de nos jours: tout le monde essaye de faire plus que son voisin au lieu de faire simplement de son mieux.
Et de la productivité au stakhanovisme, il n’y a qu’un pas.

Le Stress (première partie)


Pour inaugurer mes articles sur le développement personnel, je vais vous parler du stress.
Le stress a été pour moi un compagnon de longue date, et n’a complètement disparu que récemment.

Je vais partager ici ma méthode, qui va probablement vous paraître très étrange, mais je vous assure que je ne raconte pas de conneries.

Qu’est-ce que le stress ?

La page de Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Stress propose la définition suivante:

Le stress est, en biologie, l’ensemble des réponses d’un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement. Ces réponses dépendent toujours de la perception qu’a l’individu des pressions qu’il ressent.

Il y a ici 2 notions importantes:

  1. les contraintes de l’environnement
  2. la perception de l’individu

Donc je peux faire disparaître mon stress de 2 façons possibles:

  1. en enlevant les contraintes
  2. en changeant ma perception

L’approche extérieure

Je peux éviter les contraintes en fuyant (par exemple en allant ailleurs ou en niant la situation), mais ce n’est pas une solution efficace. J’ai découvert que quand je fuyais une situation, le même problème réapparaissait mais sous une forme différente, plus difficile à résoudre.

L’autre façon d’enlever les contraintes est de négocier, mais je ne vais pas me lancer dans une explication sur comment négocier.

Chacun espère ne pas avoir à se remettre en question et cherche de préférence des solutions extérieures à soi, mais cela ne permet pas de résoudre les problèmes définitivement !

L’approche intérieure

La façon la plus efficace est de changer ma perception.

Malheureusement, changer ma perception est extrêmement difficile, parce que le stress indique justement que je n’ai aucun recul par rapport à la situation.

De nombreuses méthodes proposent des conseils du genre « restez zen », mais ça ne fonctionne pas !
Elles ne fonctionnent pas parce qu’elles font appel à l’intellect, elles proposent simplement de lutter contre nous-même, ou d’analyser intellectuellement ce qui cloche, c’est un peu comme si on demandait à un fou comment guérir de la folie.
Pendant longtemps, j’ai essayé de changer par la volonté, mais je suis comme un roseau, dès que j’arrête l’effort, je reviens à mon état initial: je ne peux pas être quelqu’un d’autre que moi-même.

Je vais donc vous proposer une approche corporelle, sans effort et surtout sans ajouter du chaos mental.

Le corps

Lorsque j’ai commencé mon travail sur moi, je suis allé à la découverte de ce que j’étais.
Comme notre système actuel favorise l’intellect, je m’étais persuadé que seul l’intellect était utile, donc j’avais développé mon mental et j’avais négligé mon corps: j’étais devenu un pur esprit.
Mon premier apprentissage a été de découvrir ce qu’était ce corps, et pas en travaillant dessus de manière extérieure mais de manière intérieure !

L’extérieur du corps

Grosso modo, le corps se compose des différentes parties, de bas en haut:

  1. les jambes
  2. le sexe
  3. le ventre
  4. le plexus solaire, le cœur
  5. les bras, les mains, les organes de préhension
  6. les poumons, le système respiratoire
  7. la gorge, la bouche, l’organe de la parole
  8. les oreilles, l’organe de l’écoute
  9. le cerveau, l’organe de la pensée

Notre culture se focalise beaucoup sur le sexe et sur le cerveau, mais rien sur le reste, ou alors seulement extérieurement.

La visualisation

Je vais beaucoup parler de visualisation dans la suite.
La visualisation, c’est quelque chose de très simple, il s’agit de ressentir un point dans le corps, ou plus exactement de fixer son attention dessus. C’est ce que j’appelle aussi la « prise de conscience ».
Au début, il vaut mieux la faire les yeux fermés, pour ne pas être attiré par l’extérieur, mais avec un peu de pratique, cela se fait les yeux ouverts.
L’important n’est pas de chercher à avoir une image claire, mais de prendre conscience du point visualisé, et surtout de ne pas chercher à raisonner.
La visualisation peut se faire n’importe où, aussi bien dans un lieu calme qu’en plein milieu de son travail. Personnellement, je trouve que la visualisation est plus efficace quand elle est effectuée en pleine action.

Note: il existe des techniques de visualisation de couleurs ou d’utilisation de sons que je n’aborderai pas ici, elles fonctionnent bien si vous êtes visuel ou auditif. Faites un test de VARK pour savoir quel style vous convient le mieux, et je vous pourrais vous donner des techniques spécifiques, mais je ne les pratique pas parce qu’elles fonctionnent plutôt avec les yeux fermés.

En fonction de votre profil VARK, votre perception de la visualisation sera différente. Cela peut être une image si vous êtes Visuel, une vibration si vous êtes Auditif, une sensation physique si vous êtes Kinesthésique, etc…

Les jambes

Pour mes jambes, j’utilise 3 techniques:

  1. je marche consciemment.
    Quand je marche, je me concentre sur ma façon de marcher, l’enchaînement jambe droite/jambe gauche, les mouvements, le rythme, etc… En d’autres termes, je visualise ma marche.
    Curieusement, c’est un exercice qui développe la volonté.
  2. je marche avec les mains croisées dans le dos.
    C’est la technique de Tortue Géniale, dans DragonBall.
    Le principe est simplement de forcer le corps à trouver son équilibre sans utiliser les bras.
    Ce n’est pas si facile de marcher avec les mains dans le dos, parce que le corps est habitué à utiliser les bras comme balanciers.
  3. j’essaye d’être conscient de ma posture quand je m’assieds.
    Très peu de gens font attention à leur corps quand ils s’asseyent.
    Par exemple, croiser ses jambes coupe la circulation sanguine et ferme le corps lors d’une discussion.

Il est important de travailler sur l’équilibre corporel, cela agit sur l’équilibre psychique.
Quand vous pratiquerez ces exercices, vous noterez que vous marcherez moins vite, retrouver un rythme intérieur plus lent réduit le stress.

Le sexe

Le sexe est la zone de l’énergie vitale. J’écrirai un article spécialement sur les techniques sexuelles plus tard.
Le sexe permet de réduire le stress seulement de manière temporaire.

Le ventre

Le stress peut être en grande partie maîtrisé quand on arrive à abaisser le centre de gravité dans le ventre, comme le font les sumos. La grande majorité des personnes ont le centre de gravité en haut du corps, on peut le vérifier en les poussant un peu: ils tombent. Quand mon centre de gravité est situé dans le bas du corps, je ne perds plus l’équilibre, même si je suis fortement poussé.

Pour me recentrer sur mon ventre, j’utilise plusieurs techniques:

  1. j’inspire profondément.
    Une bonne inspiration doit venir du ventre, pas des poumons !
    Quand j’ai le trac, j’inspire profondément jusqu’à ce que mon corps se calme.
    Je recommande la pratique régulière de la respiration consciente (cf la marche ci-dessus).
  2. je visualise le « hara », appelé aussi hypogastre.
    Le « hara » est un point situé 3 doigts en dessous du nombril et à l’intérieur du corps, et c’est le seul point du corps qui ne bouge pas quand on respire (tout le reste bouge).
    Quand je visualise ce point pendant quelques secondes, je retrouve le centre de mon corps.
    Si vous n’arrivez pas à visualiser ce point, mettez vos mains sur cette zone du corps, fermez les yeux, et ressentez le point à l’intérieur.
  3. j’avale des aliments qui me conviennent.
    Dans le livre « Tout vient du ventre (ou presque) » de Danièle Festy, l’auteur indique que seulement 7.5% de sportifs n’ont aucune intolérance alimentaire.
    30% sont intolérants à 1 aliment, 15% à 2 aliments, 22.5% à 3, 10% à 4, 12.5% à 5, et 2.5% à 8 !
    Personnellement, je suis intolérant au gluten (j’ai des symptômes pendant 4 jours après l’ingestion de gluten), au lactose (2 heures de symptômes), à la viande rouge, etc…
    Et vous, connaissez-vous ce qui est mauvais pour vous ?
  4. je me masse le ventre.
    J’ai vu des techniques pour masser les organes internes en appuyant sur le ventre, mais je trouve ça un peu violent.
    Allez-y doucement ! Est-ce que vous avez mal quand vous massez votre ventre ?

Un ventre en bonne santé n’est ni trop mou ni trop dur.

Conclusion

S’ajouter des contraintes mentales, comme « rester zen » ou « prendre du recul », introduit encore plus de stress.
Utiliser le corps comme référentiel permet de désamorcer les processus intellectuels qui nous polluent.

Essayez les techniques que je vous ai présentées, elles fonctionnent vraiment !

Je continuerai l’énumération du corps et les techniques dans le prochain article.