Le Stress (deuxième partie)


Voici la deuxième et dernière partie sur le stress.

L’auteur de ce blog est-il devenu fou ?

Si vous avez lu la première partie, vous vous êtes probablement demandé où je veux en venir avec mes exercices bizarres.

En fait, mes conseils pourraient être:

  • Relaxez-vous, faites une pause, prenez votre temps
  • Pensez autrement
  • Travaillez autrement
  • Retrouvez votre rythme
  • Oubliez l’objectif

et tout un tas d’autres conseils bien nases…

Mais je ne recommande aucun des conseils ci-dessus !

Pourquoi ?

Simplement parce que tous ces conseils demandent un effort, et quand je suis stressé, appliquer un effort de plus va juste me rendre encore plus stressé.
Par exemple, si je fais une pause, je me sens coupable de ne pas finir ce que j’ai à faire, ou alors si je ne fais pas de pause, je me sens coupable de ne pas me reposer quelques instants !
Dans tous les cas, quand je me force à penser ou à agir, je ne fais qu’ajouter du chaos et de la culpabilité.

C’est pour cela que je recommande de changer de référentiel.
Et le meilleur référentiel possible est mon propre intérieur, mon intérieur est toujours là, où que je sois, quoi que je fasse.

Le fait d’intérioriser va automatiquement me ramener à moi et me rendre spectateur de toute cette agitation, ce qui fait que je gagnerai une liberté intérieure que je croyais perdue.

Vous avez compris maintenant ?
Non ? Ce n’est pas grave: essayez les exercices !

Allez, je continue l’énumération.

Le plexus solaire, le cœur

Le plexus solaire est le creux de la poitrine, et correspond au centre des émotions.
Le cœur est un peu lié au plexus, mais sert plutôt de détecteur des émotions.

Avant que je connaisse ma femme, mon plexus solaire était creux, et j’explique cela par mon incapacité à aimer.
Le fait d’avoir rencontré ma femme m’a permis de le rendre plein, d’apprendre à aimer (sans connotation sexuelle).

Notre capacité à aimer est émoussée par notre focalisation sur le mental, sur le fait de réussir tout un tas d’objectifs qu’on s’était fixés dans le passé (famille, amis, maison, réussite sociale, etc…).
De même, notre capacité à gérer nos émotions est complètement perturbée par ce même mental, parce que nous vivons plus dans notre tête que dans notre corps.

Pour le plexus solaire et le cœur, voici quelques techniques:

  1. je visualise le plexus solaire.
    Quand j’ai une grosse émotion, j’essaye de visualiser ce qui se passe au niveau du plexus solaire.
    Pour vous entraîner, mettez vos mains sur votre plexus, et revivez une situation qui vous a ému, vous devriez le sentir vibrer.
  2. j’exprime mes émotions ouvertement.
    A vouloir réprimer mes émotions, je les ai retournées contre moi-même, me causant tout un tas de problèmes psychosomatiques.
    Quand j’ai envie de pleurer ou quand je suis en colère, je laisse sortir mon émotion, et elle diminue d’intensité puis disparaît au bout de quelques secondes, plutôt que de me miner pendant des heures.
    Etre honnête envers mes émotions a été un long travail sur moi.
  3. j’agis sans rien attendre en retour.
    Tout le monde fait quelque chose dans l’espoir d’avoir quelque chose en retour. C’est le principe du karma, cher aux bouddhistes.
    Pour sortir de ce cercle vicieux, il suffit de faire des choses sans rien attendre, et curieusement, c’est très difficile !
    En effet, si je donne un peu d’argent à un clochard, est-ce que ce n’est pas pour me sentir mieux ?
    Si j’écris sur ce blog, est-ce que ce n’est pas pour donner une bonne image de moi ? Entre nous, je crois que c’est un peu raté 😉
    Attention, il ne faut pas travailler gratuitement !
    L’exercice est très  bon contre le stress parce que je n’attends pas de résultat, et c’est le résultat qui est source de stress.
  4. je me pose la question « Qui Suis-Je ? ».
    La source du « Je » est un point proche du cœur. Quand je me demande « Qui Suis-Je ? », j’essaye de localiser où est ce point par visualisation. L’intérêt de cet exercice est de se recentrer sur soi, mais il va bien plus loin.

Les bras, les mains

J’essaye d’ouvrir mon corps.
Croiser les bras ou les mains bloque ma respiration, plus j’ouvre, mieux je respire, et surtout je peux respirer en profondeur, au niveau du ventre.

La bouche

Un petit exercice que je pratiquais souvent était de coller ma langue au palais quand je travaille.
Cela permet d’arrêter de parler, et surtout cela m’oblige à respirer par le nez (et pas par la bouche).
Les taoïstes utilisent cet exercice avec de la visualisation, j’en reparlerai quand j’aborderai les techniques sexuelles.

Les yeux

Un exercice que je pratique une fois par semaine est de faire tourner mes yeux.
J’essaye de les faire 2-3 tours dans le sens des aiguilles d’une montre puis dans le sens inverse.
L’exercice est très douloureux, parce que je passe ma journée assis derrière mon ordinateur, avec les yeux fixés sur l’écran.
Bouger les yeux fait travailler leur mobilité et aussi fait travailler les 2 hémisphères du cerveau.
Cette technique est à la base de l’EMDR.

Une autre technique quand je suis très fatigué est de fermer les yeux, et d’appuyer sur mes yeux avec mes paumes.
Cela diminue fortement la pression dans le cerveau.
Très utile après une nuit courte !

Les oreilles

Je ne pratique pas d’exercice sur les oreilles, mais la réflexologie auriculaire existe: masser ses oreilles.
Simplement masser mes lobes peut agir sur certains organes du corps (désolé, je n’en sais pas plus).

Le cerveau

Malheureusement, je n’ai pas d’exercice pour le cerveau.
En effet, il n’existe aucune technique « live » pour calmer la pensée.
Une chose est sûre: la pensée ne peut pas être calmée en pensant.
La méditation, la relaxation et la prière permettent de ralentir le flot de pensées, mais ne sont pas possibles lorsque je travaille.
Mes soucis restent toujours là dès que j’arrête ces exercices, donc ce n’est qu’une solution temporaire.
Personnellement, je pratique le « Qui Suis-je ? » pour arrêter le processus de pensée, mais ce n’est pas à la portée du premier venu.

Conclusion

Voilà, j’ai fait le tour des techniques que je connaissais.

Peut-être qu’en lisant mon article, vous aurez imaginé votre propre technique d’intériorisation.
L’exercice doit pouvoir se faire sans effort et surtout sans objectif de réussite.

Pratiquez votre exercice préféré le plus régulièrement possible, afin de vous habituer à l’appliquer quand vous serez stressé.
Cela vous permettra de retrouver votre rythme intérieur, qui est tant négligé de nos jours: tout le monde essaye de faire plus que son voisin au lieu de faire simplement de son mieux.
Et de la productivité au stakhanovisme, il n’y a qu’un pas.

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Une réflexion sur “Le Stress (deuxième partie)

  1. Pingback: Le Stress (nouvelle approche) | Psychologie Agile

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