L’Effort


Aujourd’hui, j’aurais dû écrire un article sur l’agilité, mais très franchement, je viens de passer mon week-end à peaufiner ma présentation de « Psychologie Agile » pour l’Agile Tour 2012 de Paris, et je n’ai plus envie de parler d’agilité pour quelques jours.

Je voulais me vanter en parlant de mon expérience de programmeur, et fort à propos, un article sur Slashdot vient juste de paraître:
http://developers.slashdot.org/story/12/11/18/142222/its-hard-for-techies-over-40-to-stay-relevant-says-sap-lab-director

Nostalgie

Mon premier travail salarié a débuté chez Titus le 16 juin 1986, en tant que programmeur de jeux vidéos.

Je pourrais verser une larme émue en idéalisant ces années, en disant « ah, c’était mieux avant ! », mais très franchement, c’était l’enfer à cette époque: je bossais 12 heures par jour, 6 jours par semaine, et je ne prenais pas de vacances. L’esclave parfait quoi !

J’ai vraiment morflé à cette époque, et au bout de 3 ans, je me suis demandé: pourquoi tant de souffrances ?

J’ai quitté Titus, et dans chaque boîte de jeux par la suite, c’était le même délire: tout le monde travaillait 10 heures par jour, pour un résultat qui ne valait pas l’effort investi.

Au bout de 10 ans, après avoir suivi une psychanalyse parce que j’allais vraiment très mal, je me suis astreint à travailler seulement 8 heures par jour, et bizarrement je suis devenu beaucoup plus efficace.
Bien évidemment, j’étais déjà devenu un expert, comme l’explique Peter Norvig, mais il y avait aussi autre chose: j’avais commencé à apprendre de mes erreurs !

Guerriers et Sages

A cette époque là, une amie m’a dit que les hommes se divisaient en 3 catégories:

  1. les guerriers
  2. les sages
  3. les loups-garous

Elle m’a dit qu’elle n’avait jamais croisé de loup-garou, que les sages étaient rares, et que je faisais partie des sages. J’étais content d’apprendre cela à l’époque, mais je n’en voyais pas trop l’intérêt et je ne voyais pas en quoi j’étais sage, je me trouvais super con à l’époque.

Très récemment, j’ai lu les textes d’un sage indien, qui disait:

Aussi longtemps qu’il y a effort, il n’y a pas sagesse.

Et brusquement, j’ai compris la différence entre les guerriers et les sages:

les guerriers pensent que l’effort est nécessaire pour réussir, alors que les sages savent que la réussite ne dépend pas de l’effort

Malheureusement, la grande majorité des hommes est composée de guerriers (particulièrement dans les entreprises), et bien qu’ils soient fascinés par les sages (par exemple par Tim Ferriss, qui a fait un carton avec son livre sur la semaine de 4 heures), ils ont la croyance irrationnelle que:

plus je fournis des efforts, plus j’ai des chances de réussir

La réussite est liée à la prise de risques et à la chance. L’échec aussi.

Les guerriers sont tellement focalisés sur la réussite qu’ils ne parlent que de leur réussite, et jamais de leurs échecs, et c’est à cela qu’on les reconnaît.

Apprendre de ses erreurs

Ce n’est pas tant le fait de diminuer l’effort qui dérange, c’est le fait de constater ses propres erreurs qui fait mal.
Je le vois tous les jours: tout le monde a honte de faire des erreurs, à cause de la croyance que si je fais une erreur c’est que je suis nul.
Cette peur pousse certains à utiliser toute leur énergie à cacher leurs erreurs, au lieu d’avancer.
Enfin, personne ne parle jamais de ses propres erreurs, aucune leçon n’est retenue, et les mêmes erreurs sont reproduites encore et encore.

Mais nous apprenons plus de nos échecs que de nos réussites.

En fait, il est probable que nous ne saurons jamais pourquoi nous avons réussi, alors que nous serons capables de comprendre pourquoi nous avons échoué.
Dans le livre « Everything is Obvious », l’auteur demande pourquoi Facebook a réussi, et sa réponse est:

ça a réussi parce que beaucoup de personnes l’utilisent

Le stress

Comme tout doit être toujours parfait, chaque action est source de stress: et si moi, qui suis parfait, je faisais une erreur ?
Quand je commence à penser à l’erreur (qui est inévitable), je me mets à imaginer le pire, et je vais fournir un effort énorme simplement pour réduire le risque d’erreur.
Quel est le juste effort pour réduire le risque sans sombrer dans la paranoïa ?

Conclusion

Personnellement, je suis fier de mes erreurs, parce qu’elles m’ont fait grandir intérieurement, elles ont fait de moi quelqu’un de meilleur.
Toutefois, j’apprends encore à ne pas me juger par rapport à mes erreurs, c’est un long travail sur moi.

Pour une équipe, la rétrospective est le meilleur outil pour apprendre de ses erreurs.

Et vous, êtes-vous plutôt guerrier ou plutôt sage ? Mettez-vous en avant vos réussites ou bien vos échecs ?

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12 réflexions sur “L’Effort

  1. >ils ont la croyance irrationnelle que:
    >plus je fournis des efforts, plus j’ai des chances de réussir
    ca serait interressant d’expliquer en quoi cette « croyance » est irrationelle.
    C’est au contraire la raison qui veut que les chances de réussites évoluent // aux efforts produits. Prenons l’exemple de la scolarité, il est assez évident qu’a partir de certaines classes, l’intelligence ne suffit plus, il faut emagasiner des grandes quantité d’information (et savoir s’en servir) pour obtenir les notes pemettant de passer a la classe supérieur, ou d’obtenir le diplome.
    Par la suite, s’adapter aux réalités du marché, du travail, demande un effort. Toute adpatation demande un effort. Ca parrait rationnel de voir un // entre l’effort et l’adaptation et irrationnel de penser qu’il y aucune correlation entre les deux. As tu des références précises a ce sujet ?

    • Salut Eric !

      En effet, j’ai une référence, tirée du livre « 100 Simple Secrets of Successful people », que je recommande chaudement, j’en reparlerai.
      Michele Scherneck a publié en 1998 sa thèse de doctorat sous le titre « The Relationship Between Self-Esteem and Academic Performance ».

      Voici la conclusion:
      « Effort is the single most overrated trait in producing success. People rank it as the best predictor of success when in reality it is one of the least significant factors. Effort, by itself, is a terrible predictor of outcomes because inefficient effort is a tremendous source of discouragement, leaving people to conclude that they can never succeed since even expending maximum effort has not produced results ».

      En gros, voici ce qu’il se passe intérieurement:
      1) je fournis beaucoup d’efforts (genre 12 heures de travail par jour)
      2) en retour de tout ce travail, j’ai assez peu de retour
      3) je me dis que c’est parce que je ne travaille pas assez dur, alors j’augmente la quantité de travail, genre 14 heures par jour
      4) le retour en fonction de l’effort est minimal, ce qui fait que je me dis que je suis un bon à rien
      5) ensuite se déclenche une cascade de dépréciation de soi-même

      La difficulté est de réaliser qu’il vaut mieux travailler intelligemment, c’est à dire en fournissant moins d’efforts.

      Et ce n’est pas la quantité d’informations qui compte, ce qui compte c’est la façon dont nous sommes capables de trouver des patterns pour justement éviter d’avoir à stocker toutes ces informations (j’ai vu un autre article sur ce sujet).
      La différence entre un bon et un excellent élève, c’est la façon dont la connaissance est traitée.
      Et la différence entre un bon et un mauvais élève, c’est que le mauvais élève n’ose pas demander quand il ne sait pas, ce qui fait qu’au bout d’un moment, il a complètement décroché.

  2. Il y a plusieurs points qui me donne envie de pinailler.

    Pour commencer, le mot « irrationnel » me semble mal approprié ici. C’est au contraire très rationnel de penser a lier effet et travail. Juste, l’auteur objecte qu’il y plusieurs critères à prendre en compte, ce qui, franchement, est une lapalissade.

    Ensuite, tu nous dit qu’il vaut mieux travailler intelligement. ben oui !! C’est toujours mieux d’être intelligent, ce n’est pas vraiment une info ! Seulement on trouve aussi des gens sans diplome, travailleur manuel, qui gagnent largement plus que d’autres, diplomés. Pourquoi ? parcequ’ils bossent en permanence ce qui a généré une clientelle satisfaite en plus d’être passé maitre dans leur métier. A ceux là, c’est bien le travail acharné qui a payé.

    Ce qu’il faut éviter, c’est le présentéïsme. Être là pour y être. Généralement elle coulent vite. On pourrait en détailler les raisons, mais je croit qu’on est d’accord sur ce point.

    je rebondis sur : « Très récemment, j’ai lu les textes d’un sage indien, qui disait: Aussi longtemps qu’il y a effort, il n’y a pas sagesse »
    Ils sont amusant ces sages indiens. Peux tu me citer un progrès technologique d’origine indienne ? Moi non plus. C’est au mur qu’on juge le maçon, j’écouterais la « sagesse » indienne lorsque les adeptes auront produit quelque chose de quantifiable.Moi aussi je peux inventer de belles phrases pour justifier mes défauts (ici la paresse, la nonchalence et surement la fumette!).

    • >Il y a plusieurs points qui me donne envie de pinailler.

      En effet, tu pinailles 😉

      >Ensuite, tu nous dit qu’il vaut mieux travailler intelligement. ben oui !! >Seulement on trouve aussi des gens sans diplome, travailleur manuel, qui gagnent largement plus que d’autres, diplomés.

      Les diplômes n’ont rien à voir avec l’intelligence, je ne vois pas la corrélation. De plus, l’intelligence est un concept très flou. Ce qui est mesuré en général est le QI, qui est une mesure hyper nulle de l’intelligence (je précise que j’ai un gros QI). L’intelligence émotionnelle est aussi très surfaite (j’ai aussi un gros QE).

      >A ceux là, c’est bien le travail acharné qui a payé.

      Heu non, je ne vois pas en quoi le travail acharné paye.
      L’auteur donne l’exemple d’une boulangerie, où ils travaillaient 12 heures par jour, mais ça a coulé.
      En fait, ils n’avaient pas réalisé que 90% de leur vente venait de 10% de leurs produits. Donc il faut simplement se focaliser sur les 10% qui vendent, c’est le principe de Pareto.

      Ce qui paye vraiment est de réussir à vendre cher ce qui ne coûte pas cher à produire, je ne vois pas où est la notion d’effort là-dedans.

      >Peux tu me citer un progrès technologique d’origine indienne ? Moi non plus.
      Heu, là encore, tu as une perception bizarre: en quoi le progrès est-il important ?
      C’est toi qui imagine que le progrès est important !
      Très franchement, le but de notre vie est d’être heureux, pas d’accumuler des richesses ou de s’entourer des derniers gadgets.
      Est-ce que tu crois que Facebook rend les gens plus heureux ?

      Le sage en question est Nisargadatta Maharaj, qui est une des 2 personnes que j’admire (pour avoir mon admiration, il ne faut pas se contenter de paraître), il a essayé de montrer aux gens ce qu’est le bonheur et comment se réaliser, sans se vanter.

      • >le but de notre vie est d’être heureux,
        Dans ces condition, vivre sous une perfusion de drogue euphorisante te semblerait-elle l’idéal ? La vie n’a aucun but. Elle est une fin en soit.

        >en quoi le progrès est-il important ?
        Le progrès alonge la vie, efface les souffrances inutiles, permet de connaitre l’univers qui nous entoure… en ce sens le progres est important. Peu de gens préfère une espérance de vie a 35 ans et une medecine basée sur l’amputation :-). Mais si c’était le cas, alors oui, « méditons » (en réalité forçons nous a virre dans des rêves) et regardons les vaches passer 🙂

        Le coup de la séparation 90 / 10 m’amuse beaucoup. On voit cette séparation absoluement partout (avec ca variante 80 / 20). C’est une pure tournure réthorique et aucunement une analyse comptable. Pour connaitre le métier de la boulangerie, *aucune* ne fonctionne en travaillant que 10% de 12h (soit 1.2h par jour). Bien au contraire.

        >Les diplômes n’ont rien à voir avec l’intelligence
        il y a une correlation mathématique entre le niveau de diplome et le QI. Cette correlation est indiscutable, sauf a redéfinir ce qu’est de l’intelligence. Comme toutes valeurs statistique, cette corrélation ne donne aucune information sur un individu, mais sur un groupe. Si on défini l’intelligence comme étant « la capacité a trouver des relations est des éléments séparés » alors les tests de QI sont parfaitement au point, et ce depuis des décennies. C’est d’ailleurs l’élément quantifiable de la psychologie qui reste aujourd’hui le plus reproductible. Pour connaitre précisement cette question, les gens qu’on trouve habituellement « crétin » ou « con » ou « stupide » dans une conversation échoue presque systématiquement au matrices progressives de Raven. Inversement, les gens qui sont manifestement intelligents réussissent ce même teste. Mais je sais qu’il est agréable de dénigrer les testes de QI pour plus facilement caser ces propres théories humanistes.

        Pour parler de moi, je travail beaucoup, et la réussite que j’ai rencontrée (je ne vais pas faire un étalage, mais je pourrais) vient incontestablement de là. ca me parrait un peu fumeux (je le dis en toute amitié) et même démago de penser que c’est juste une question de chance…

    • >La vie n’a aucun but. Elle est une fin en soit.

      Tu as peut-être raison, mais moi j’aime bien l’idée qu’il y a un but, sinon à quoi tout cela servirait ?

      >Le progrès alonge la vie, efface les souffrances inutiles, permet de connaitre l’univers qui nous entoure…

      Le progrès n’efface pas les souffrances inutiles, sauf si tu veux absolument utiliser les drogues que tu critiques par ailleurs.
      La connaissance de l’univers est inutile, parce que l’important est de découvrir ce que l’on est, et je ne dis pas découvrir ce que mon voisin est, mais moi, qu’est-ce que je suis ?

      >C’est une pure tournure réthorique et aucunement une analyse comptable.

      Au contraire, la loi des 80/20 a été découverte par un économiste !
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_de_Pareto
      Elle a été maintes et maintes fois vérifiée.

      >Pour connaitre le métier de la boulangerie, *aucune* ne fonctionne en travaillant que 10% de 12h (soit 1.2h par jour). Bien au contraire.

      Je te recommande de lire « la semaine de 4 heures » de Tim Ferriss, quelqu’un qui a aussi « réussi ».

      >il y a une correlation mathématique entre le niveau de diplome et le QI. Cette correlation est indiscutable, sauf a redéfinir ce qu’est de l’intelligence.

      Les tests de QI permettent juste de mesurer notre aptitude à résoudre des tests de QI, je dirais même la motivation à les résoudre.
      Dans mon cas, j’adore cela, donc je cartonne. En théorie, je suis un génie absolu, et pourtant je n’ai pas de diplôme.

      D’autre part, les diplômes mesurent la capacité à stocker de l’information enseignée d’une certaine façon.
      Ceux qui n’arrivent pas à comprendre l’enseignement actuel passent juste pour des crétins, alors que c’est peut-être l’enseignement qui est trop focalisé sur l’abstraction.
      Regarde un peu les jeunes diplômés, ils sont remplis d’eux-mêmes et ils sont incapables de finir un programme (mais ils sont capables de découper un problème en touts petits éléments, ce qui est impressionnant). Ils ont aussi tendance à faire des usines à gaz.

      >Pour parler de moi, je travail beaucoup, et la réussite que j’ai rencontrée (je ne vais pas faire un étalage, mais je pourrais) vient incontestablement de là. ca me parrait un peu fumeux (je le dis en toute amitié) et même démago de penser que c’est juste une question de chance…

      Ben si, ce n’est que de la chance !
      Tu étais là au bon endroit, au bon moment, et avec les bonnes compétences, et surtout tu as pris le risque.
      Dans mon cas, j’ai tenté de créer ma boîte avec Philippe en quittant Titus, mais nous n’avons pas trouvé notre valeur en tant que groupe. Nous avions les compétences techniques, mais nous n’étions pas au bon endroit ni au bon moment.

      Je ne dis pas que l’effort est inutile, je dis juste que ta « réussite » n’est pas due à tes efforts.
      Si tu refaisais les choses une deuxième fois, tu verrais peut-être que tu as fourni beaucoup de travail inutile.
      La grande difficulté est: comment réduire le gaspillage d’effort ?
      La plus grande source de démotivation est le gaspillage d’effort.
      Tout effort économisé amène à une plus grande motivation, à plus de maturité et de recul dans ce que l’on fait.
      En général, le résultat final est de bien meilleure qualité, plutôt que de bâcler pour finir le code dans les temps.

      • Je viens de parcourir la critique du bouquin de « Tim Ferriss ». Evidement, c’est particulièrement naïf comme le fait de ne garder que ces gros clients… alors qu’il faut au contraire élargir sa clientelle pour ne pas être dépendant d’un donneur d’ordre unique (pression sur les prix, risque de faillite si le seul client ce tourne vers un autre fournisseur, etc.).
        Néanmoins, j’ai noté que je pratiquais déjà la plupart de ces conceptes qui sont basés sur l’économie d’energie humaine (limiter les perte de temps). Sauf que je ne le fait pas 4h / semaine mais 50h: si lui part du principe que le travail est aliénant, je pars du principe que celui-ci me transende. Il faudrait qu’on me paye chère pour que je lache mon métier et devenir champion de tango comme lui ! haha

  3. Sur le sens de la vie, rien de grand dans ce monde n’a été accompli avec le principe de la recherche du bonheur individuel.

    Par contre tu ne m’as pas répondu sur : « vivre sous une perfusion de drogue euphorisante te semblerait-elle l’idéal ? » et si ce n’est pas l’idéal, comment peut-on dire que le but est d’être heureux ? Ca me laisse perplexe.

    Sur le progrès, je ne sais pas si il faut relever tes propos ou simplement te demander si ne crache pas un peu dans la soupe. Tu bénéficies largement du progrès, en te servant d’internet, programmant des ordinateur, te chauffant l’hiver, te déplaçant autrement qu’à pied, en mangeant autre chose que des patates, etc, etc, etc.

    Lire que le progrès est inutile m’interpelle franchement. Je ne sais pas quoi penser, serais tu devenu un moine ascétiste méditant dans le plus grand dénuement et vivant de l’aumône des passants ? alors ? explique moi comment tu peux a la fois profiter du progrès et le dénigrer ?

    Concernant la règle des 80/20 ou 90/10 je maintiens qu’il s’agit là de rhétorique, d’ailleurs on retrouve ces proportions partout, sans virgule, pile poil 80/20 comme par hasard (et jamais 80/23 ou 80/19.5).

    Reprenons la boulangerie. (je suis chef d’entreprise et économiste de formation, formé aussi a la comptabilité).

    D’après le bouquin (sacré auteur, près à raconter n’importe quoi pour vendre !) la production de 90% du travail du boulanger ne lui procure que 10% de ses revenus.

    Bien.

    Donc il pourrait travailler 10% de son temps, il aurait encore 90% des ces revenues.

    Bien.

    Donc il pourrait ne travailler qu’une 1h12min au lieu de 12h pour toucher encore 90% de son salaire… ou encore ouvrir 10 boulangeries et toucher 900% de sa rémunération….

    La bonne blague n’est-ce pas ?

    Mais, pourquoi est-ce que tous les boulanger se lèvent a 4h du matin alors ??? As-tu une explication à ce phénomène ? (et ne me dit pas qu’ils se couchent tous à 5h12, hein ?). J’attends un point détaillé, une étude au petits oignons !

    Concernant la relation entre QI et diplôme, je t’invite a consulter http://www.douance.org/qi/qicorrel.htm, mais je crois que tu te méprends considérablement sur ce qu’est l’intelligence… et sur ce qu’est un déiplome (tu as du premier, mais pas du second !!). Tu n’en donnes pas la définition du reste, autrement que par la boutade : « Les tests de QI permettent juste de mesurer notre aptitude à résoudre des tests de QI ».

    Je t’invite a nouveau à prendre conscience que le test de QI est le plus stable de tous les tests de psycho, et souvent le premier qu’on fait passer tant il éclaire sur la personnalité.

    Enfin, tu estimes que ma réussite est du au fait que : « Tu étais là au bon endroit, au bon moment, et avec les bonnes compétences, et surtout tu as pris le risque. ». Alors là, étant donné qu’on ne c’est pas vu depuis 20 ans, que je ne parle de moi nulle part et à personne, comment peux-tu dire un truc pareil en ne sachant rien de moi ? C’est parfaitement faux au demeurant. J’ai compté sur personne en particulier, ne fréquente personne dans le milieu pro, je n’ai pris aucun risque, n’ai misé aucun sous.

    Quand bien même j’aurais fait tout ca, ca n’explique pas pourquoi mon entreprise tourne depuis 12 ans alors que les autres ferment les une après les autres. Maintenant, si tu as échoué dans le montage d’une boite, t’es comme beaucoup de monde, tu n’avais pas les compétences nécessaires, et la chance n’a rien à voir avec ca.

    La réalité, sur ce point aussi, est très différente de ce qui te sert de schéma. Tout est une question de travail. Un travail acharné, de tous les jours, pour maintenir une technologie au top niveau et accompagnée d’une méthode de travail basé sur la réduction des pertes de temps (et pas sur l’humain). Je n’ai rien fait d’inutile, et pas commis d’erreur (ca, ca va t’énerver !!) aussi loin que mon regard peut porter sur mon passé, ca a été une route droite et linéaire, où j’ai du m’adapter un très grand nombre de fois.

    • >Je viens de parcourir la critique du bouquin de « Tim Ferriss ». Evidement, c’est particulièrement naïf comme le fait de ne garder que ces gros clients… alors qu’il faut au contraire élargir sa clientelle pour ne pas être dépendant d’un donneur d’ordre unique (pression sur les prix, risque de faillite si le seul client ce tourne vers un autre fournisseur, etc.).

      Tu élimines déjà les petits clients. Si je viens te voir, et que je veux faire un jeu pour 10000 euros, je suis certain que tu vas me jeter.
      Dans son cas, son business a des prix moins chers, donc il élimine ceux qui ne peuvent rien lui apporter.
      Il y a un danger si une concurrence survient avec des prix moins chers, pratiquant l’innovation « disruptive », ou le « Bottom Of Pyramid ».
      Le principe est de faire un produit super pas cher, vendu en masse, puis de l’améliorer pour obtenir un produit plus complet, en tuant au passage tous les concurrents plus chers.

      >Néanmoins, j’ai noté que je pratiquais déjà la plupart de ces conceptes qui sont basés sur l’économie d’energie humaine (limiter les perte de temps).

      Oui, le principe de Muda cher au Lean.
      Le gaspillage, c’est aussi ne pas utiliser au maximum les individus dans l’équipe. Genre utiliser un informaticien pour tester les jeux. Par ailleurs, certains individus ont des compétences incroyables qui se dévoilent en cours de projet.

      >Sauf que je ne le fait pas 4h / semaine mais 50h: si lui part du principe que le travail est aliénant, je pars du principe que celui-ci me transende.

      La transcendance, c’est de devenir quelqu’un de meilleur humainement.
      Il n’y a pas de transcendance à faire ou ne pas faire.
      L’objectif de faire est unique à chacun de nous.

      >Sur le sens de la vie, rien de grand dans ce monde n’a été accompli avec le principe de la recherche du bonheur individuel.

      Le bonheur est intérieur, pas extérieur.
      Le but n’est pas de faire, mais d’être, donc on ne cherche pas à changer le monde, mais à se changer soi-même.
      Je laisse aux révolutionnaires le désir de changer le monde.

      >Par contre tu ne m’as pas répondu sur : « vivre sous une perfusion de drogue euphorisante te semblerait-elle l’idéal ? »

      Je n’ai pas de réponse intelligente à cette question.
      Pour moi, le bonheur est actif, pas passif. Regarder la télé n’est pas du bonheur.

      >Tu bénéficies largement du progrès, en te servant d’internet, programmant des ordinateur, te chauffant l’hiver, te déplaçant autrement qu’à pied, en mangeant autre chose que des patates, etc, etc, etc.

      Mais est-ce que j’ai besoin de tout cela ?
      Finalement, je me contente de très peu. Juste un toit, et à manger.
      Même ne manger que des patates ne me gênerait pas.

      >Lire que le progrès est inutile m’interpelle franchement. Je ne sais pas quoi penser, serais tu devenu un moine ascétiste méditant dans le plus grand dénuement et vivant de l’aumône des passants ? alors ? explique moi comment tu peux a la fois profiter du progrès et le dénigrer ?

      Où est-ce que je dénigre ?
      Qu’est ce que ces jugements de valeur ?
      Je te dis juste que je n’ai pas besoin de tout ce progrès, ça ne veut pas dire que le progrès est inutile.
      Par exemple, je n’ai pas besoin de téléphone portable, mais j’apprécie la recherche sur la santé, afin de réduire la souffrance des gens que j’aime.

      >Concernant la règle des 80/20 ou 90/10 je maintiens qu’il s’agit là de rhétorique, d’ailleurs on retrouve ces proportions partout, sans virgule, pile poil 80/20 comme par hasard (et jamais 80/23 ou 80/19.5).

      Oui, je crois en effet que c’est 81/19.

      >Donc il pourrait ne travailler qu’une 1h12min au lieu de 12h pour toucher encore 90% de son salaire… ou encore ouvrir 10 boulangeries et toucher 900% de sa rémunération….
      >La bonne blague n’est-ce pas ?

      Ben non, c’est ce que font les grandes chaînes.
      Quand tu es un boulanger tout seul, il faut des tunes pour monter plus d’un commerce. Même un seul commerce demande beaucoup d’années à rembourser.

      >Mais, pourquoi est-ce que tous les boulanger se lèvent a 4h du matin alors ??? As-tu une explication à ce phénomène ? (et ne me dit pas qu’ils se couchent tous à 5h12, hein ?). J’attends un point détaillé, une étude au petits oignons !

      Ben ils se lèvent pour que le pain soit prêt à 6h, à l’heure des premiers consommateurs.
      Faire du pain demande quelques heures de travail, surtout à faire monter la pâte.
      Après, ils finissent à l’heure qu’ils veulent.
      S’ils arrivent à gagner leur vie en ne travaillant qu’une heure par jour, tant mieux !

      >Je t’invite a nouveau à prendre conscience que le test de QI est le plus stable de tous les tests de psycho, et souvent le premier qu’on fait passer tant il éclaire sur la personnalité.

      Malheureusement, cela n’est pas vrai.
      Le QI augmente chaque décennie, ce qui fait que le test est réajusté tous les 10 ans.
      D’autre part, beaucoup d’auteurs insistent sur le fait que le QI n’est pas une bonne mesure pour le travail, et qu’il faut utiliser le QE (quotient émotionnel), parce que cela mesure l’aptitude à travailler avec des gens, qui est très importante de nos jours.
      Essaye de trouver des ouvrages de Goleman, bien que je ne sois pas d’accord avec son approche…
      Par ailleurs, j’ai trouvé un article hier sur Slashdot:
      http://news.slashdot.org/story/12/12/03/1317234/just-say-no-to-college
      en fait, il semblerait que les diplômés sont plus conformistes, et moins enclins à devenir de bons patrons. L’éducation, c’est aussi fait pour dresser les individus, pour qu’ils pensent d’une certaine façon.

      >Quand bien même j’aurais fait tout ca, ca n’explique pas pourquoi mon entreprise tourne depuis 12 ans alors que les autres ferment les une après les autres. Maintenant, si tu as échoué dans le montage d’une boite, t’es comme beaucoup de monde, tu n’avais pas les compétences nécessaires, et la chance n’a rien à voir avec ca.

      Est-ce que tu es seulement capable d’expliquer pourquoi cela a fonctionné ?
      Si oui, alors tu as peut-être une recette magique ?

      >Tout est une question de travail. Un travail acharné, de tous les jours, pour maintenir une technologie au top niveau et accompagnée d’une méthode de travail basé sur la réduction des pertes de temps (et pas sur l’humain).

      Travail et effort ne sont pas synonymes pour moi.
      Pour ma part, j’apprécie plutôt mon travail, et je le fais sans effort.
      Quand je dois faire des efforts, c’est que je n’ai pas la bonne approche.

      >Je n’ai rien fait d’inutile, et pas commis d’erreur (ca, ca va t’énerver !!) aussi loin que mon regard peut porter sur mon passé, ca a été une route droite et linéaire, où j’ai du m’adapter un très grand nombre de fois.

      Personnellement, je ne cherche à convaincre personne, je m’en fous. J’essaye simplement de montrer que l' »effort juste » permet d’obtenir les bons résultats. Comment économiser l’effort pour ne le fournir que sur ce qui a de la valeur ?
      L’adaptation permet de corriger la trajectoire, qui n’est jamais droite ou linéaire, mais plutôt en zigzag.

  4. >Tu élimines déjà les petits clients. Si je viens te voir, et que je veux faire un jeu pour 10000 euros, je suis certain que tu vas me jeter.

    Projettes toi en tant que dirigeant d’entreprise, si le client paye au moins ce que ca coute, qu’il est solvable, que j’ai les moyens techniques de le servir, pourquoi je refuserais ?? Parce qu’il est petit ? Son argent n’aurait pas la même valeur ?

    >Le principe est de faire un produit super pas cher, vendu en masse, puis de l’améliorer pour obtenir un produit plus complet, en tuant au passage tous les concurrents plus chers.

    Ha bon ? c’est comme ca qu’Apple a fait ? je ne crois pas. Il a fait le meilleurs produit possible et a explosé, pulvérisé, la concurrence. Là tu me présente le modèle de développement asiatique par l’industrie légère, qui s’opposait a celle du bloc communiste qui lui s’occupait de l’industrie lourde. C’était dans les années 40.

    >La transcendance, c’est de devenir quelqu’un de meilleur humainement.
    Ha bon ? « Le transcendant est ce qui est au-delà, ce qui dépasse, surpasse, en étant d’un tout autre ordre. Par exemple, certains considèrent que l’esprit transcende la matière. » http://fr.wikipedia.org/wiki/Transcendance

    Je maintiens que le travail que j’ai accompli depuis toutes ces années me transcende. Pas le championnat du monde de Tango.

    >>Par contre tu ne m’as pas répondu sur : « vivre sous une perfusion de drogue euphorisante te semblerait-elle l’idéal ? »
    >Je n’ai pas de réponse intelligente à cette question.
    Tu viens de me faire la meilleur réponse de toute cette discussion ! enfin !

    >Pour moi, le bonheur est actif, pas passif. Regarder la télé n’est pas du bonheur.

    Ha, donc aucun spectacle, aucune contemplation ne peut apporter le bonheur. Bien, bien. Je ne pense pas comme toi, contempler mes enfants est un grand bonheur en ce qui me concerne.
    Tu devrais quand même réfléchir à ce qu’est le bonheur. Ose douter de tes convictions ! Remets les en question !

    >Où est-ce que je dénigre [le progrès] ?
    Là : « en quoi le progrès est-il important ? »
    Et là : « La connaissance de l’univers est inutile »

    >Le QI augmente chaque décennie, ce qui fait que le test est réajusté tous les 10 ans.
    Tu parles de l’effet Flynn, qui est largement contesté : « Une étude d’Aden et Shayer datée de 2005 et portant sur 25 000 enfants scolarisés en Grande-Bretagne suggère au contraire une inversion pure et simple de l’effet Flynn, et une régression de trois ans d’âge mental des élèves britanniques entre 1975 et 2005. »

    >L’éducation, c’est aussi fait pour dresser les individus, pour qu’ils pensent d’une certaine façon.

    Tu as une vision mortifère de l’éducation, surement du à ton exclusion du système. En réalité, tout organisme à tendance à rejeter les anticonformistes. Laisse moi te dire qu’avec mon entreprise j’ai vu passer beaucoup de monde, et je pense avoir une approche assez réaliste de la chose.

    >Est-ce que tu es seulement capable d’expliquer pourquoi cela a fonctionné ? Si oui, alors tu as peut-être une recette magique ?

    Tout a fait, je l’ai expliqué : le travail , l’effort, l’intelligence, le talent… mais sans effort, a quoi servirait le talent ?

    >Quand je dois faire des efforts, c’est que je n’ai pas la bonne approche

    C’est drôle de t’entendre dire ca : dans les années 80, si tu t’es fait virer de chez Titus, c’est justement pour ta fainéantise. En tout cas c’est ce que disait le patron. Fainéantise et complexe de supériorité. Moi je te trouvais super excellent quand même.

    • >Projettes toi en tant que dirigeant d’entreprise, si le client paye au moins ce que ca coute, qu’il est solvable, que j’ai les moyens techniques de le servir, pourquoi je refuserais ?? Parce qu’il est petit ? Son argent n’aurait pas la même valeur ?

      Je me suis mal expliqué: si un client te propose de faire un jeu pour un prix inférieur à ce que ça te coûte, forcément, tu vas refuser, ou alors c’est que tu fait trop de bénéfices ?

      >Ha bon ? c’est comme ca qu’Apple a fait ? je ne crois pas. Il a fait le meilleurs produit possible et a explosé, pulvérisé, la concurrence. Là tu me présente le modèle de développement asiatique par l’industrie légère, qui s’opposait a celle du bloc communiste qui lui s’occupait de l’industrie lourde. C’était dans les années 40.

      Non, Apple n’a pas fait cela, mais Samsung oui, ainsi que tous les concurrents chinois.
      Pour l’instant, Apple est dans une niche, mais il va être débusqué.
      Je ne suis pas à l’origine de cette théorie, elle est de Christenssen: http://en.wikipedia.org/wiki/Disruptive_innovation
      et elle est plus d’actualité que jamais. Regarde un peu les efforts d’Ubisoft pour faire des jeux en Chine.

      >Je maintiens que le travail que j’ai accompli depuis toutes ces années me transcende. Pas le championnat du monde de Tango.

      Le championnat du monde de tango est un moment de Peak Performance.
      C’est très important de se fixer des objectifs élevés personnels et de les vivre, mais la satisfaction ne dure qu’un instant.
      Le travail peut transcender mais seulement à la fin du projet, pas pendant qu’on transpire.

      >Ha, donc aucun spectacle, aucune contemplation ne peut apporter le bonheur. Bien, bien. Je ne pense pas comme toi, contempler mes enfants est un grand bonheur en ce qui me concerne.

      Non, tu confonds « satisfaction extérieure » ou plaisir avec bonheur.
      Le bonheur est indépendant de l’extérieur, c’est un état de satisfaction intérieure.
      Si ton bonheur dépend de l’extérieur (ici, tes enfants), il faut que tu comprennes qu’il est fragile.
      Supposons que tes enfants meurent avant toi (ce que je ne te souhaite pas), tout ton système peut s’écrouler d’un coup.

      >Tu devrais quand même réfléchir à ce qu’est le bonheur. Ose douter de tes convictions ! Remets les en question !

      Ne t’inquiète pas pour ma remise en question, je remets absolument tout en question, et cela depuis 20 ans. Je suis en train de remettre en cause en ce moment les fondements de mon être.

      >Où est-ce que je dénigre [le progrès] ?
      >Là : « en quoi le progrès est-il important ? »
      >Et là : « La connaissance de l’univers est inutile »

      Non, je ne dénigre pas, je dis juste que ce n’est pas nécessaire.
      Je peux très bien vivre sans cela, mais bien sûr, c’est plus confortable avec le progrès.

      >Tu parles de l’effet Flynn, qui est largement contesté : « Une étude d’Aden et Shayer datée de 2005 et portant sur 25 000 enfants scolarisés en Grande-Bretagne suggère au contraire une inversion pure et simple de l’effet Flynn, et une régression de trois ans d’âge mental des élèves britanniques entre 1975 et 2005. »

      Je maintiens que le focus actuel sur l’intelligence analytique est dangereux, le côté humain est complètement ignoré.
      D’ailleurs, il faut voir à quel point notre société a besoin de thérapeutes, et cela devrait empirer avec les prochaines générations.

      >Tu as une vision mortifère de l’éducation, surement du à ton exclusion du système. En réalité, tout organisme à tendance à rejeter les anticonformistes. Laisse moi te dire qu’avec mon entreprise j’ai vu passer beaucoup de monde, et je pense avoir une approche assez réaliste de la chose.

      Ma vision de l’éducation n’est pas mortifère, elle est réaliste: on cherche trop à formater les individus.
      Mais tu as raison, je suis très anticonformiste, je ne rentre dans aucun moule.

      >Tout a fait, je l’ai expliqué : le travail , l’effort, l’intelligence, le talent… mais sans effort, a quoi servirait le talent ?

      Je mettrais le talent et l’intelligence en premier.
      Sans talent et sans intelligence, à quoi servirait l’effort ? (et j’ai des dizaines d’exemples, où j’ai dû refaire les choses complètement, parce qu’elles était faites sans intelligence mais avec effort).

      >C’est drôle de t’entendre dire ca : dans les années 80, si tu t’es fait virer de chez Titus, c’est justement pour ta fainéantise. En tout cas c’est ce que disait le patron. Fainéantise et complexe de supériorité. Moi je te trouvais super excellent quand même.

      Complexe de supériorité ? Au contraire ! J’avais un complexe d’infériorité terrible.
      En plus, j’étais asocial, ce qui fait que la combinaison fait mal.

      Je ne suis pas fainéant, mais paresseux, et c’est pour cela que j’ai développé mon intelligence. J’arrive à faire les choses avec beaucoup moins d’efforts que la majorité des individus.
      Titus m’a juste exploité à fond (à l’époque, je n’avais que mon travail dans ma vie, je m’étais investi à fond, et je ne prenais pas de repos), et ils m’ont jeté comme une merde une fois qu’ils avaient tiré de moi tout ce qu’ils pouvaient (burn-out).
      J’ai mis 10 ans à me remettre humainement de l’expérience Titus.

      Je me souviens que j’ai converti les 2 premiers jeux que tu avais faits: Erebus et Offshore Warrior.
      Je sais que j’ai laissé une forte impression sur tous les programmeurs de jeux que je rencontrais parce que je me concentrais sur la qualité du travail, alors que le seul souci à l’époque (et notamment chez Titus) était de sortir le jeu, quelle que soit la qualité.
      Indirectement, j’ai formé tout un tas de personnes qui ont réussi dans le jeu vidéo, comme toi ou Pierre Adane, et je suis content de voir que vous avez réussi à allier l’excellence technique avec le fait d’être votre propre patron.

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