La Confiance en Soi et l’Estime de Soi (deuxième partie)


Voici donc la seconde partie pour développer sa confiance en soi.

Je vais aborder cette fois-ci les approches « intérieures », en décrivant les méthodes que j’applique personnellement, et qui ne se focalisent pas sur la satisfaction.

Je ne cherche pas à avoir confiance en moi

Ce premier point est très important: je ne peux pas obtenir de la confiance en moi.
Celle-ci vient tout simplement, sans forcer les choses, mais il faut avoir préparé le terrain avant !

J’ai lu des trucs assez aberrants, comme il faut avoir de la volonté (je veux, je veux, je veux !) ou utiliser la pensée magique (tout ira mieux).
Si vous vous forcez pendant une longue période, vous allez vous sentir mal: je ne peux pas devenir ce que je ne suis pas.
Et si vous pensez que tout ira mieux, le retour à la réalité sera dur !

En plus, la nature humaine est ainsi faite qu’on n’obtient jamais ce qu’on cherche directement.
Voici 2 techniques:

  1. je vise encore plus haut: quel objectif intérieur est-il plus important que la confiance en moi ?
    Personnellement, mon objectif est de découvrir qui je suis, et la confiance en moi est juste une étape très éloignée de mon but final, elle est arrivée d’un coup, sans que j’y prête attention.
  2. je cherche de toutes mes forces, puis je laisse tomber.
    Curieusement cette méthode est très efficace, c’est comme cela que j’ai croisé ma femme, à l’époque où je cherchais quelqu’un.

La confiance en soi est facile à obtenir quand ce n’est pas un gros enjeu.
En fait, la confiance était déjà en moi, mais elle était enterrée sous des couches de doutes, et c’est en éliminant les doutes que j’ai réussi à la retrouver.

J’essaye de me comporter autrement

J’aime expliquer que chacun de nous est un réglage de dizaines de paramètres différents.
Si je maintiens ces paramètres bloqués, ma personnalité va aussi se trouver bloquée parce que je vais essayer de respecter l’image fixe que j’ai de moi-même.
D’ailleurs, les autres vont percevoir une certaine rigidité, et s’ils sont manipulateurs, ils peuvent utiliser les « patterns » de ma personnalité contre moi pour me baiser !
Par exemple, si j’ai du mal à dire non, ils vont venir me solliciter pour tout un tas de tâches que je n’ai pas envie de faire.
Apprendre à dire non est difficile, parce que dire oui (ou non) tout le temps est une mauvaise habitude, et les mauvaises habitudes sont difficiles à éliminer.

Quand je me force à changer ces paramètres, je découvre la palette complète d’attitudes que je possède. Les acteurs font cela tout le temps.
Ma personnalité n’est pas seulement « gentille » ou « méchante », je peux être gentil à un moment donné, méchant à un autre, et la majorité du temps, je suis entre les deux.

Je prends des responsabilités

Très franchement, je déteste prendre des responsabilités, surtout sur des sujets qui ne m’intéressent pas.
Lorsque ma femme s’est retrouvée en fauteuil roulant, j’ai dû brusquement prendre tout un tas de responsabilités dont je me serais bien passé.
Et pendant un an, j’ai souffert, parce que je n’arrivais pas à accepter ce nouveau rôle, et d’ailleurs je n’osais pas en parler autour de moi.
Un jour, j’ai eu le déclic: j’en ai parlé publiquement.
Ce simple acte m’a permis d’accepter la situation et les responsabilités qui en découlent.

Pour accepter la responsabilité, j’ai découvert qu’il fallait dédramatiser.
Tant que j’accorde une valeur énorme à la responsabilité, je vais la fuir parce que je ne me sentirais pas à la hauteur.

Evitez de prendre des responsabilités sur des domaines où vous n’avez aucun moyen d’action, vous allez juste morfler.

Je ne recherche pas de reconnaissance ou d’attention

Dans mon premier article, j’avais expliqué que la reconnaissance était un moyen de manipulation.

Mon conseil est: laissez tomber la reconnaissance !
J’ai confiance en moi parce que je me fous de la reconnaissance des autres, je n’attends rien des autres, je fais les choses pour moi !
Mais pour abandonner la reconnaissance, j’ai dû apprendre à discerner où elle se nichait dans chacun de mes comportements, et j’ai dû accepter la frustration.

J’ose être moi

Si vous lisez mon blog régulièrement, vous avez probablement senti que je n’ai pas peur de me montrer tel que je suis, même si ce n’est pas à mon avantage.

Avant mon travail sur moi, cela m’aurait paru impossible: je cherchais à être aimé, alors j’étais capable de faire la pute pour l’être: aimez-moi, aimez-moi !

Mais très honnêtement, chacun ne se préoccupe que de soi, et même quand il a une famille, chacun ne voit que lui-même dans sa famille: regarde mes enfants, je suis fier de mes enfants parce qu’ils viennent de moi !
Saviez-vous que 10% des enfants étaient illégitimes ?
Certains se définissent entièrement par rapport à leur milieu, mais jamais par ce qu’ils sont.

M’accepter comme je suis m’a demandé le courage de me montrer tel que je suis, juste un être humain plein de failles.
Surmonter sa honte et ses peurs est un acte de courage beaucoup plus difficile que certains exploits sportifs.

J’apprends à aimer les gens

Aimer les gens, ce n’est pas chercher à les séduire ou à coucher avec.
Aimer, c’est accepter.
J’essaye d’accepter les autres tels qu’ils sont, même (et surtout) s’ils sont imparfaits.
Mais pour accepter l’autre, je dois d’abord m’accepter.
Le plus dur à supporter, c’est quand l’autre a les mêmes défauts que moi: il me renvoie un reflet peu flatteur de moi-même, ça fait mal.

J’ai aussi compris que si quelqu’un ne m’aime pas, il ne m’aimera jamais.
J’aurais beau faire tout ce que je peux, je n’aurai que son mépris.
J’ai déjà acheté des « amis », mais je n’étais devenu qu’une relation d’intérêt pour eux, pas une relation d’amitié.

Dans une relation, je ne dois pas chercher à capter l’intérêt de l’autre, mais être à son écoute.
Comment transformer le « moi d’abord et toi ensuite » en « toi d’abord et moi ensuite » ?

Je surmonte l’adversité

Très franchement, la vie n’est qu’une longue suite de souffrances.
La vie devient plus difficile avec le temps qui passe.
Le progrès a fait en sorte que la vie est moins insupportable qu’il y a un siècle, mais peut-être que nos problèmes ne commencent vraiment qu’à partir de 40 ans.
Je croise beaucoup de personnes qui n’ont pas de problème particulier (ils gagnent bien leur vie, sont mariés, etc…), et pourtant, j’ai l’impression d’être mille fois plus heureux qu’eux alors que ma vie a été merdique depuis le début.

En réalité, la personnalité se révèle quand il y a des problèmes.
Plus je suis dépendant des autres, et moins je serai capable de m’en sortir.
Beaucoup d’individus s’écroulent quand ils commencent à avoir leurs premiers vrais problèmes, parce qu’ils se demandent ce qui leur arrive. Ils ont du mal à accepter que les situations puissent empirer.

De mon côté (et peut-être à cause de mon passé), toute cette adversité m’a amené à me dépasser.
Je ne me dis pas: « cela va aller mieux dans quelque temps », qui est juste de la pensée magique.
Je dois faire de mon mieux maintenant, et surtout je dois éviter de m’ajouter encore plus de problèmes.
Et si mon mieux ne suffit pas, comment faire autrement et sans effort supplémentaire ?

Je pratique la méditation

Ce point seul mérite un article complet, donc je l’aborderai dans mon prochain article.
Le but de la méditation est de laisser décanter les constructions mentales afin de découvrir ce que je suis naturellement.
Méditer me permet de retrouver mon centre, alors que la réalité essaye de me le faire perdre.

Conclusion

J’ai passé en revue toutes les méthodes que j’utilise.

J’espère qu’elles ne vous sembleront pas trop théoriques et que vous pourrez les appliquer.

Bon courage !

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5 réflexions sur “La Confiance en Soi et l’Estime de Soi (deuxième partie)

  1. Encore un très bon article avec vraiment de bons conseils : celui que je préfère, oublier la reconnaissance !

    Bonne annee 2013 et longue vie à ton blog, même si tu te fous de la reconnaissance !

    Aymeric

    • Salut Aymeric !

      Bonne année à toi.
      Laisser tomber la reconnaissance et ne pas rechercher l’attention des autres sont très difficiles à faire.
      Tant que tu attends quelque chose des autres, ton niveau de confiance dépendra d’eux (si tu es bien entouré, c’est génial, mais si tu es mal entouré, c’est dur, et l’avis des autres peut changer très vite…).

      Mon prochain article sur la méditation devrait être encore plus utile (mais plus métaphysique) !

  2. Merci pour ce billet. On sent vraiment le vécu dans vos conseils. Je suis tombé sur votre blog un peu par hasard et j’ai attrapé par hasard votre billet dans mes flux rss… Du coup, je vais faire un tour sur la 1ère partie. Bonne année.

    • Bonjour et bienvenue !

      J’essaye toujours de partager mes expériences personnelles, et d’expliquer comment j’ai pu changer en travaillant sur moi.
      J’espère que mes conseils vous seront utiles.

      JC

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