Les Secrets de mon style


Je sais que certains d’entre vous apprécient ce que j’écris, aussi j’ai décidé de vous décrire les secrets de mon style.

Sachez que l’écriture d’un article me demande une semaine pour collecter les idées, puis 6 heures de rédaction par tranche de 1000 mots.

J’utilise JE

La première règle que je me suis fixée est d’écrire tout avec JE, c’est à dire de mettre en avant systématiquement mon expérience personnelle.

Très peu de personnes écrivent avec JE, peut-être par peur de se dévoiler ou par honte de s’assumer.

Utiliser JE est généralement déconseillé parce qu’il peut montrer un trop grand attachement à sa propre personne.
Je ne crois pas que ce soit mon cas.

J’utilise surtout le JE afin que le lecteur s’identifie facilement à ce que j’écris, ce qui enrichit grandement la lecture.
Il s’agit d’un processus de projection personnelle.
En théorie, ce que j’écris ne devrait pas être limité à l’agilité (et très honnêtement l’agilité n’est pas ma priorité), il y a plusieurs niveaux de lecture.

Mon JE est impersonnel, il est à la fois TU, VOUS, NOUS.

Enfin, j’utilise le JE comme un outil de pleine conscience.

J’utilise la narration émotionnelle

Si vous relisez mes articles, vous verrez que j’utilise assez peu la logique pour expliquer mes raisonnements.
Bien qu’étant extrêmement logique, je ne crois pas en la logique pour communiquer.
J’utilise presque systématiquement des verbes d’action et j’écris au présent le plus possible.
En fait, j’écris comme je parle, les jurons en moins.

La narration émotionnelle est une technique très efficace, mais elle requiert de bien connaître ses émotions afin de pouvoir les utiliser.
J’écrirai prochainement un article sur les processus de la pensée et des émotions.

Je me donne

Vous l’avez sûrement remarqué, je ne cherche pas à cacher quoi que ce soit.
Plus je donne et plus j’ai de choses à donner.
Je ne cherche pas non plus à tirer profit de ce que j’écris.
Du coup, je ne sais plus trop pourquoi j’écris ces articles.

Je choisis mes sujets pour me faire plaisir

Quand j’écris, je ne pense pas au lecteur, j’écris avant tout pour moi.
J’aime exposer mon point de vue personnel sur les sujets que je choisis, et j’essaye toujours de présenter un avis original.

J’essaye d’être bref

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j’essaye d’utiliser des phrases courtes.
Quand une phrase est trop longue, je vire les mots en trop ou alors je la découpe en phrases plus petites.
Les phrases courtes demandent moins d’attention que les phrases longues et ont plus d’impact parce qu’elles sont plus simples.

J’utilise un vocabulaire réduit

Une autre règle que je me suis fixée est d’utiliser un vocabulaire volontairement simple, et notamment non technique.
Je ne veux pas prétendre être savant en utilisant des mots compliqués, qui cassent le rythme de la lecture.
Rappelez-vous que j’adore jouer avec les mots: je suis un gymnaste du syntagme, un ordinaticien du dictionnaire.
Quand j’étais petit, mon livre de chevet était le Petit Larousse, mais je déteste consulter un dictionnaire quand je lis, c’est trop rédhibitoire.

J’essaye de faire relire par un tiers avant publication

Parmi mes proches, j’ai 2 pré-lecteurs qui me donnent de précieux conseils sur l’édition de mes articles.
Leur approche est très raisonnée contrairement à la mienne, et ils m’obligent à mieux décrire ma pensée.
Avant leur relecture, tout est pourtant déjà parfait 😉

La conclusion

Enfin, j’essaye toujours de faire une conclusion qui ne clôt pas le sujet, mais qui le transpose à vous-même, cher lecteur.
Mon but n’est pas de vous asséner une vérité, mais de vous amener à réfléchir sur vous-même.

Essayez de vous approprier ma technique d’écriture, je vous promets que votre communication deviendra plus simple et plus efficace !

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L’Expérience Hawthorne


Après les effets Zeigarnik et Ringelmann, je vais vous présenter l’effet Hawthorne, qui est un effet de motivation.

L’expérimentation Hawthorne

De 1927 à 1932, le professeur Elton Mayo a étudié la productivité des ouvrières dans l’usine Hawthorne de relais de téléphone.
Il a essayé de déterminer de manière exhaustive quels étaient les facteurs pouvant améliorer la productivité.

La légende dit qu’il a augmenté la luminosité des ateliers et a noté une amélioration de la productivité.
Puis en baissant la luminosité, il a constaté que la productivité ne baissait pas.
Il a donc expliqué que la productivité a augmenté parce que les ouvrières savaient qu’elles participaient à une expérience et étaient donc plus motivées.

La page Wikipedia donne plus de détails: http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Hawthorne
Et la page anglaise est encore mieux: http://en.wikipedia.org/wiki/Hawthorne_effect

En fait, cet effet est au centre d’une polémique, parce que les chercheurs ne sont pas d’accord sur les conclusions, ni sur l’existence de cet effet.
Personnellement, je pense que le professeur Mayo s’est trompé. En faisant un mauvais jeu de mots, je dirais que sa conclusion est mal tournée.
Je vais vous expliquer ce qui se passe selon moi.

L’expérimentation revue sous l’angle des sexes

Il faut comprendre que les individus ont des attentes différentes en fonction de leur sexe.
Dans son livre « Les hommes viennent de Mars et les femmes viennent de Vénus », John Gray explique que:

  • les femmes veulent de l’attention
  • les hommes veulent de la confiance

J’appelle ces deux attentes des « motivateurs intrinsèques », mais il s’agit en fait de composantes de l’ego.

Comme l’expérience originale a eu lieu avec des femmes, il me paraît évident que l’expérimentateur a donné de l’attention aux employées, alors elles se sont senties plus motivées.

Sur un public masculin, je pense que de donner de la confiance est plus efficace que donner de l’attention.

Plus exactement, chaque individu est composé d’un pourcentage de masculinité et de féminité. Par exemple, je suis à 60% masculin et à 40% féminin.
Ma partie masculine veut de la confiance, alors que ma partie féminine veut de l’attention.

Et l’agilité dans tout cela ?

L’agilité utilise abondamment ces 2 puissants motivateurs intrinsèques !

L’auto-organisation et le planning poker agissent sur la confiance. Je montre que je fais confiance aux individus (mais pas trop quand même, parce que je vérifie le résultat au fur et à mesure).
Le feedback, le Daily Meeting et la rétrospective agissent sur l’attention, en montrant que je me préoccupe des attentes des individus.

Au niveau des jeux agiles, d’autres facteurs sont en jeu, j’en reparlerai lorsque j’aborderai la notion d’ego.

J’insiste encore une fois: la confiance et l’attention doivent être sincères.
Si je ne suis pas honnête, les individus vont très vite comprendre que je joue un jeu et je perdrai toute crédibilité, même si je suis le meilleur acteur du monde.

Conclusion

Finalement, j’ai parlé plus du livre de Gray que de l’effet Hawthorne, mais je voulais vous expliquer comment le sexe des individus déterminait une grosse partie de la motivation intrinsèque.
L’effet Hawthorne est simplement d’augmenter la motivation en donnant de l’attention.
Cela fonctionne bien avec les femmes.

Je tiens à signaler que donner de l’attention demande beaucoup d’énergie, parce que l’attente des individus augmente: chacun en veut toujours plus !
C’est ce qui explique pourquoi l’effet Hawthorne n’est pas durable dans le temps.

Pour les hommes, il vaut mieux donner de la confiance. L’absence de confiance est difficile à supporter.

Tout ceci explique pourquoi la majorité des managers ne savent gérer qu’un seul sexe.

Enfin, si vous êtes coach agile, vous devriez maintenant avoir compris que vous avez un biais cognitif en fonction de votre sexe.