Fin d’année


Comme nous approchons à grands pas de 2015, je voulais vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année.

Personnellement, je déteste profondément Noël, notamment à cause des Noël tout pourris de mes parents: mon frère et moi n’avions jamais de cadeaux parce qu’ils manquaient d’argent, et quand j’avais des cadeaux, ce n’était jamais ce que je voulais, salaud de Père Noël !

Comme je suis plutôt anti-consommateur, athée et sans enfant, je perçois Noël comme une fête chrétienne familiale et commerciale sans grand intérêt, mais je ne veux surtout pas gâcher votre plaisir.

Fort heureusement, je n’ai pas de quoi m’ennuyer cette année parce qu’il y a un concours de programmation:
http://trdb.org/Contest/DelacorteNumbers/Standings
J’en avais parlé lors de ma conférence sur le changement.

Mon partenaire américain et moi-même occupons en ce moment même la quatrième place (sur 422).
Etant donné le niveau de la compétition, cela peut paraître excellent, mais pour moi, il n’y a qu’une seule place digne de ce nom: la première !
Je rappelle que je rêvais de devenir le meilleur programmeur du monde. Et bien, ce ne sera pas encore sur ce coup-là.

En tout cas, vu le temps que j’ai passé sur ce concours, je suis probablement le programmeur le moins cher de la planète.
Bah, je me suis bien amusé.

Je vous souhaite une excellente fin d’année !

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L’Advaïta Védanta (1ère partie)


Je ne peux pas aborder le développement personnel sans décrire l’Advaïta Védanta que je pratique depuis 3 ans.

Dans la première partie, je vais faire une introduction à l’Advaïta, et dans la seconde je décrirai ma pratique.
Dans ces deux articles, je vais aller bien au delà de la psychologie.

Mon vécu

Mon père était très croyant, alors il nous a forcés, mon frère et moi, à suivre des cours de catéchisme tous les mercredi.
Il a juste réussi à me dégoûter de la religion et à me rendre complètement athée.
Je ne crois pas en Dieu.

Quand j’ai commencé à faire mon travail sur moi suite à un burn-out massif, j’ai dû apprendre à m’ouvrir aux autres.
J’ai fait pas mal d’expériences plus ou moins loufoques: fumette, bouddhisme, yoga, chakras, magnétisme, conchyliothérapie, sophrologie, gestalt, focusing, remontée dans les vies antérieures, etc…

Mais je me sentais toujours très seul. Ce sentiment était encore plus exacerbé quand je me trouvais en groupe: j’avais l’impression de ne pas être à ma place.

Les expériences irrationnelles

J’aime la logique et, jusqu’à récemment, je croyais que tout était rationnel.
Certaines expériences m’ont fait comprendre a posteriori les limites du modèle rationnel.

A 14 ans, je me suis fait opérer de l’appendicite.
J’ai eu la sensation de regarder mon corps d’une certaine hauteur.
Le lendemain, l’infirmière m’a dit qu’elle avait eu très peur parce que je ne me réveillais pas de mon anesthésie générale. Elle avait passé un quart d’heure à me pincer pour me faire revenir.

A 30 ans, je fumais pas mal de pétards avec mes amis de Cryo.
J’ai expérimenté divers états de transe, mais aussi quelques bad trips.
Je me souviens notamment d’un week-end passé à Amsterdam avec des amis, et à notre retour, le monde semblait tellement agressif.

A 32 ans, pendant une séance de sophrologie, j’ai expérimenté un état de présence sans aucune pensée pendant 30 minutes.
J’ai compris à ce moment-là que la psychanalyse ne m’aiderait pas à résoudre mes problèmes parce que je pensais déjà beaucoup trop et que la cause de mes problèmes était justement mes pensées.

Peu de temps après, je me suis mis à pleurer toute une nuit de tout mon corps sans aucune raison.
J’ignore ce qui s’est passé, mais j’ai probablement éliminé beaucoup de choses cette nuit-là.

En 50 ans d’existence, ce sont mes seules expériences irrationnelles intéressantes.

Les lectures

J’ai lu beaucoup de livres sur la spiritualité.
Les lectures qui m’ont le plus parlé sont les Upanishads et la Bhagavad Gita.

Très honnêtement, 99% des auteurs en spiritualité que j’ai lus sont des charlatans (pour citer quelques noms: Osho et T. Lobsang Rampa).

Un an après avoir commencé ce blog, j’ai découvert « Qui suis-je ? » de Ramana Maharshi, qui est un manuel pratique d’advaïta.

Advaïta signifie « non-dualité », c’est à dire: tout n’est qu’une seule chose.

Ramana Maharshi explique que la réalité est illusoire, et qu’il existe deux façons de le vérifier:

  1. la dévotion: il suffit de considérer que tout est Dieu. C’est le principe du jaïnisme, qui a inspiré Gandhi. Tout se remplit progressivement de Dieu. C’est l’approche extérieure.
  2. la recherche du Soi: qui suis-je ? Tout ce qui est faux disparaît progressivement. C’est l’approche intérieure.

Le « Qui suis-je ? » m’a profondément interpellé, alors je me suis dit qu’il fallait que j’essaie.
Etant athée, le chemin de Dieu me paraissait impossible.
Donc il me restait la pratique de l’enquête, que je vous décrirai dans le prochain article.

Les bienfaits de l’Advaïta

Je n’ai pas encore décrit la pratique, mais elle a profondément changé ma façon d’être:

  • la paix intérieure est apparue. La culpabilité intérieure et la violence extérieure ont disparu.
  • un sentiment de bonheur constant est apparu. Il se manifeste notamment par une joie constante, sans motif.
  • une très grande spontanéité s’est installée. Il n’y a plus de calcul dans la majorité des actions et des pensées.
  • l’ennui a disparu. Je peux attendre plusieurs heures sans rien faire ni m’ennuyer.
  • je suis en mode « acceptation », c’est à dire que je m’adapte aux situations sans en souffrir. C’est de l’agilité pure !

Les maîtres de l’Advaïta

Je ne connais que 3 « vrais » maîtres de l’advaïta, et ils sont tous morts:

  1. Ramana Maharshi, dont je pratique l’enseignement
  2. Nisargadatta Maharaj, dont l’enseignement ressemble beaucoup à celui du zen
  3. Ramesh Balsekar, qui fut directeur de Bank of India, dont l’enseignement est plutôt jaïn, mais il parle beaucoup de programmation

Et non, je ne suis pas un maître.

Il existe un courant de néo-advaïta, issu des Etats-Unis, représenté notamment par Gangaji, Adyashanti et Eckhart Tolle.
Je vous déconseille ce mouvement qui est beaucoup trop commercial à mon goût.

Le chemin vers le Soi se pratique seul, n’espérez pas que quelqu’un vienne faire le travail à votre place.

Conclusion

L’Advaïta est une philosophie non-dualiste.

Dans le prochain article, je décrirai la pratique qui consiste en l’élimination des fausses identifications.