Lâcher-prise et acceptation


Dans l’article sur la résistance au changement, j’avais expliqué que la dernière phase du changement était l’acceptation.

En réalité, cette dernière phase peut être découpée en 2 parties: lâcher-prise et acceptation.

Définitions

Curieusement, je n’ai pas trouvé d’articles sur le lâcher-prise ou sur l’acceptation dans Wikipédia.
L’article le plus intéressant est sur l’équanimité, mais l’article est beaucoup trop philosophique à mon goût.

Voici donc mes définitions personnelles:

  1. le lâcher-prise est l’action de résoudre le conflit intérieur
  2. l’acceptation est l’état où le conflit intérieur a disparu

Plus je suis en état d’acceptation, plus mes conflits intérieurs disparaissent.
Quand la plupart des conflits intérieurs ont disparu, j’atteins l’état d’équanimité, c’est à dire l’état de paix intérieure.

Comment lâcher prise ?

Le lâcher-prise peut être d’ordre physique, émotionnel ou intellectuel, et souvent les trois à la fois.

Il n’existe pas de méthode directe pour y arriver !
Je ne peux pas décider de lâcher prise, parce que « décider » est le contraire de « lâcher prise ».

J’ai vu pas mal de conseils comme « osez ! », « soyez positif », « soyez spontané », « ne vous laissez plus faire », « n’ayez pas peur », « acceptez-vous tel que vous êtes » ou « arrêtez de vous poser des questions ».
Malheureusement, aucun de ces conseils ne fonctionne réellement, parce que tous ces conseils introduisent des conflits intérieurs !

Personnellement, le lâcher-prise est apparu spontanément dans ma vie:

  • lors de séances de psychanalyse, j’ai connu plusieurs lâcher-prise émotionnels, alors que j’exprimais mes états intérieurs.
  • lors de séances de sophrologie, j’ai connu plusieurs lâcher-prise physiques (mon corps se dénouait), émotionnels (les émotions me submergeaient) et intellectuels (le flux des pensées s’est arrêté).
  • lorsque j’ai eu un problème avec ma maison, j’ai réalisé que je n’avais pas de solution à court terme, la préoccupation a alors disparu spontanément.
  • quand un événement désagréable m’arrive (et cela arrive quotidiennement !), je suis témoin de la lutte intérieure puis de l’acceptation sans effort.

Il n’existe pas de méthode, mais je vais quand même proposer quelques méthodes qui peuvent éventuellement mener à l’acceptation.

Les méthodes pour arriver à l’acceptation

Je les ai triées par ordre de difficulté d’utilisation, du plus simple au plus compliqué.

Le pardon

Mon premier pardon est pour moi-même !
Je me pardonne de ne pas être parfait, de ne pas pouvoir contrôler complètement ma vie.
Mon second pardon est pour les autres.
Je leur pardonne pour les souffrances intérieures que je me suis infligées à cause d’eux.
Mon pardon ne les exclut pas d’une punition si elle peut leur servir de leçon.

Le but est de lâcher prise sur le contrôle de soi et des autres, et surtout de pacifier les relations.

La relaxation

La relaxation permet un lâcher-prise corporel. Le corps se « dénoue ».
Parfois, des émotions peuvent s’exprimer momentanément.

L’expression des états intérieurs

C’est une méthode très utilisée en psychanalyse.
Le but est d’exprimer mes émotions les plus profondes (pas celles que je suis capable d’exprimer facilement), afin d’entraîner un lâcher-prise émotionnel.
L’effet est d’autant plus fort que ces émotions ont été retenues depuis longtemps.

La remise en cause

C’est assez simple à mettre en oeuvre, mais il faut être vigilant.
En effet, le questionnement intérieur n’est pas du lâcher-prise !
Plus je réfléchis sur moi-même, moins je suis dans le lâcher-prise.

Les techniques de remise en cause qui fonctionnent le mieux sont:

  • le questionnement extérieur: quelqu’un me questionne pour m’aider à découvrir mes propres limitations
  • la confrontation à des styles de vie différents, en voyageant ou en discutant avec des gens d’autres milieux

Le but est de découvrir qu’il n’y a pas qu’une seule façon de mener sa vie, c’est à dire de lâcher prise sur mon égocentrisme.

L’action désintéressée

Cette méthode est très efficace, mais elle est difficile à appliquer parce qu’elle me montre mon attachement au résultat de mes actions.
J’ai déjà écrit un article sur cette méthode.

Je me focalise sur le pourquoi de mes actions: pour quelle raison personnelle est-ce que j’agis ?
Le but de l’action désintéressée est de lâcher prise sur les actions, d’arrêter d’agir pour me donner une bonne image ou pour espérer de la reconnaissance. Cela augmente aussi la motivation intrinsèque.

La méditation

C’est la méthode la plus efficace, mais aussi la plus longue et la plus chiante à utiliser.
J’ai déjà écrit un article sur la méditation.

Le but de la méditation est de prendre conscience du processus de la pensée.
Une fois que ce processus est devenu évident, l’inconscient disparaît, la pensée perd de sa force et la connaissance intuitive apparaît.

Conclusion

L’acceptation est l’état où le conflit intérieur a disparu.
Le conflit peut toujours exister à l’extérieur, mais plus à l’intérieur, donc je n’en souffre plus intérieurement.

A vous maintenant: prenez la méthode qui vous parle le plus, et appliquez-la aussi longtemps que possible.
Quand vous sentez que vous ne progressez plus, utilisez une autre méthode.
Tant que vous souffrez intérieurement, cela signifie que vous n’êtes pas dans l’acceptation.
Et surtout, ne vous forcez pas à accepter !

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