Zen et sexe


Pour changer un peu de thème, je vais parler de zen et de sexualité, en vous proposant un koan, autrement dit une devinette zen.

Mais pour commencer, voici une courte histoire zen, tirée du « Zen en chair et en os » afin que vous puissiez comprendre l’esprit zen.

Sur une route boueuse

Tanzan et Eikeido, deux moines zen, voyageaient ensemble. Ils se trouvaient sur une route boueuse et il pleuvait des cordes.
Soudain, à un tournant, apparut une belle jeune fille vêtue d’un kimono et d’une ceinture de soie, qui n’arrivait pas à traverser.
– Attendez, je vais vous aider, dit Tanzan à celle-ci. Et, soulevant la jeune fille, il la porta au-dessus de la boue.
Eikeido ne dit plus un mot jusqu’au soir. Mais lorsqu’ils s’arrêtèrent pour la nuit dans un temple, il éclata:
– Nous, les moines, nous n’approchons pas les femmes, et surtout celles qui sont jeunes et belles. C’est dangereux. Pourquoi as-tu fait cela ?
– J’ai laissé la jeune fille là-bas, répondit Tanzan, mais toi, serais-tu encore en train de la porter ?

Explication

Selon la tradition zen, être obsédé par le sexe bloque la progression intérieure, mais comment s’empêcher d’y penser ?
Et maintenant la devinette.
Essayez de trouver sans chercher la solution sur Internet !

La vieille dame et le moine

Une vieille dame avait pris soin d’un moine pendant 10 ans.
Elle lui avait construit une petit cabane et s’occupait de lui pendant qu’il passait ses journées à méditer.

Un jour, curieuse de connaître les progrès que celui-ci avait fait en 10 ans, elle demanda à une prostituée de séduire le moine.

La fille alla dans la petite cabane et se jeta sur le moine pour l’exciter, en le caressant furieusement.
Mais celui-ci répondit:
« Les vieux arbres, l’hiver, poussent sur des terres dures et froides. Il n’est de chaleur nulle part ».

Quand la fille rapporta cela à la vieille dame, celle-ci se mit dans une colère noire.
« Dire que j’ai nourri cet individu pendant 10 ans ! »
Elle le chassa et mit le feu à sa cabane.

Pourquoi ?

Maintenant, votez pour ce que vous pensez être la réponse la plus juste.
Plusieurs sont correctes, mais une d’elles est plus correcte que les autres.

Réponse et explications dans le prochain article.

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Le business de la mort


J’ai organisé la crémation de ma femme puis l’enterrement de ma mère, et je me suis dit qu’un petit article pour partager mes expériences de funérailles pourrait malheureusement vous être utile dans le futur.

Combien ça coûte ?

Contrairement à ce que je croyais, une crémation coûte plus cher qu’un enterrement (dans mon cas, 6500 euros pour la crémation et 5200 euros pour l’enterrement).
Mais pour l’enterrement, il faut aussi ajouter la location de la concession au cimetière, qui restera valable aussi longtemps que quelqu’un paiera.

Attention aux arnaques !

Ce que je trouve particulièrement lamentable est que beaucoup de Pompes Funèbres profitent de la détresse des gens.
Personnellement, j’ai eu pas mal de problèmes avec les PFG, alors que j’avais bien d’autres soucis.

Les Pompes Funèbres Générales

Pendant longtemps, les Pompes Funèbres Générales (PFG) avaient le monopole de l’organisation des funérailles.
En 1993, le business des funérailles s’est ouvert à la concurrence.

Les PFG ont un gros avantage par rapport à leurs concurrents: elles possèdent des funérariums et des crématoriums.
Donc si je veux stocker un corps ou si je désire une incinération, je suis presque toujours obligé de passer par elles, et leurs services ne sont pas donnés !
Pour information, stocker un corps dans un funérarium coûte 50 euros par jour, et une crémation coûte 800 euros.

En 2013, les PFG ont été rachetées par un fond de capital russe, et il y a maintenant une obsession de la rentabilité.
Par exemple, toutes les prestations sont sous-traitées afin de réduire les coûts et de dégager le maximum de bénéfice.

Leur technique favorite est d’insister sur l’urgence.
En réalité, il n’y a pas d’urgence, et je me suis fait avoir 2 fois !
Faire déplacer le corps puis le stocker coûte cher, bien que le corps peut rester à la maison quelques jours sans problème…

Leur deuxième technique est de proposer les produits les plus hauts de gamme, ce qui flatte plus les vivants que les morts.
Leurs prestations de base coûtent aussi très cher. Par exemple, gérer les papiers est facturé 300 euros.

Leur troisième technique est de proposer des produits fabriqués en Chine, mais au prix du « Made in France ». Ce n’est pas de la mauvaise qualité, mais leur marge est vraiment exagérée.

Un bon conseil

Mon conseil est d’aller voir les différents prestataires et de leur demander des devis.
Dans mon cas, il y avait une différence de 1500 euros entre mes deux premiers devis, sans aucune différence de qualité.

En dehors des PFG, j’ai eu plusieurs retours négatifs sur Roc-Eclerc, aussi je tiens à conseiller deux sociétés si vous habitez la région est-parisienne:

  • Pompes Funèbres de l’Est Parisien à Roissy-en-Brie
    http://www.pfep77.com/
  • Pompes Funèbres LCMD à Dammartin-en-Goële

N’hésitez pas à leur demander des devis, ils ont un excellent rapport qualité/prix.
Profitez des économies réalisées pour acheter plus de fleurs ou pour inviter les personnes présentes aux funérailles à un excellent restaurant.

Préparez votre mort

Peut-être que vous pensez que votre mort est lointaine, mais écrivez vos dernières volontés, afin que ceux qui restent ne se lancent pas dans des funérailles ruineuses.
Pensez aussi à mettre un peu d’argent de côté (10 euros par mois sur un livret A suffisent), histoire de pouvoir régler vos obsèques.

La vie continue


Je suis surpris du nombre de personnes qui m’ont manifesté leur soutien, et je tenais à les remercier ici.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, je ne suis ni effondré, ni inconsolable, ni dépressif, ni joyeux d’ailleurs.
J’ai simplement accepté les morts de ma femme et de ma mère.
Bien sûr, je pleure parfois quand je pense à ma femme, mais ça ne me rend pas malheureux.
Quant à ma mère, j’avais déjà fait la paix avec elle depuis quelques années.

J’ai vécu 18 ans avec ma femme, dont 8 en fauteuil roulant, et elle m’a fait découvrir au début le vrai amour et à la fin la vraie tristesse, mais ma vie continue.
J’ignore quelle direction elle va prendre, mais j’aimerais bien revivre une autre relation amoureuse.
En tout cas, j’ai déjà commencé à me débarrasser de tous les objets de ma femme: vêtements, bijoux, photos, etc…

Paradoxalement, ces dernières semaines, j’ai passé beaucoup de temps à réconforter les gens autour de moi.

Ces personnes viennent vers moi, parce que les mécanismes de deuil que j’ai décrits existent aussi dans leur situation:

  • une rupture amoureuse ou un divorce
  • la déchéance physique ou Alzheimer
  • le chômage
  • et dans une moindre mesure, une réorganisation du travail qui semble moins favorable

Tous ces mécanismes sont les mêmes qu’en cas de deuil, simplement moins violents.
C’est facile d’accepter le changement quand il est positif, mais dès que le changement ne semble pas positif, l’acceptation devient subitement insurmontable.

Malheureusement, il n’y a pas de méthode simple pour accepter les changements de situation.
Tout dépend de la résistance que chacun oppose à la réalité perçue.

Faire tomber cette résistance est le travail que j’ai pratiqué ces 20 dernières années, mais ça ne commence à fonctionner que depuis 4 ans, avec ma découverte de l’Advaïta Vedanta.

Ce travail, c’est simplement d’apprendre à dissocier les pensées du mental.

Les pensées, ce sont ces idées qui apparaissent spontanément dans la tête.
Le mental, c’est l’outil qui s’empare de ces pensées et qui les tourne dans tous les sens, tout particulièrement quand il n’y a pas de réponse simple.

La méditation permet de réaliser que les pensées sont incontrôlables mais que le mental peut être calmé, ce que je vis continuellement depuis 4 ans.

Chercher à contrôler ses pensées ou tenter de calmer le mental en réfléchissant est absolument impossible !

Je rappelle les techniques fondamentales:

  • apprenez à observer vos pensées. Cela s’acquiert par la méditation, c’est à dire en tournant toute son attention sur le processus des pensées. Les pensées apparaissent spontanément sans logique apparente, et on ne peut rien y faire, c’est normal !
  • apprenez à observer votre mental. Le mental a tendance à se jeter comme un affamé sur toutes les pensées qui apparaissent, en essayant de trouver une logique, même quand il n’y en a pas.
  • apprenez à observer votre comportement. Je croise beaucoup d’individus qui disent souffrir de leur attitude (« je ne sais pas dire non », « j’ai peur de certaines situations »), et qui veulent changer. Mais avant de changer un comportement autodestructeur, il faut d’abord l’accepter ! Pour accepter, il suffit de regarder le comportement sans chercher à le justifier ni à l’embellir ni à le juger. Une fois que le comportement est bien connu, le changement devient facile.

Un mental faible, c’est un mental qui réfléchit tout le temps et qui se jette sur toutes les pensées.
Un mental fort, c’est un mental qui est disponible et qui peut travailler à 100% sur une seule pensée.
En renforçant le mental, la résilience apparaît.
Tiens, pour une fois, l’article de Wikipédia sur la résilience est vraiment nul.